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Intrigue n°2 : La Gazette arrive à Poudlard [Libre]

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Albus Dumbledore
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MessageSujet: Intrigue n°2 : La Gazette arrive à Poudlard [Libre]   Mer 14 Nov - 16:27

La Gazette arrive à Poudlard
16 Septembre 1994


    Ca ne prit que quelques minutes. Albus Dumbledore avait à peine eu le temps de commencer son petit déjeuner que les hiboux entrèrent furieusement dans la Grande Salle pour distribuer le courrier. Il était vendredi, dernier jour de la semaine, aussi les élèves étaient particulièrement agités. Mais tout ça fut illusoire lorsque les premiers ouvrirent leur exemplaire journalier de la Gazette du Sorcier.

    Dumbledore avait reçu un hiboux de l'un de ses correspondants au Ministère qu'il l'avait prévenu que Barty Croupton avait donné une interview à Skeeter à propos du retour de Lord Voldemort. Mais lui même n'avait rien dit à Dumbledore. Il n'avait d'ailleurs rien dit à quiconque. Et voila qu'aujourd'hui, arrivait le fameux article.

    Comme tout le monde, Dumbledore le découvrit en ouvrant son exemplaire, faisant fi de la première page au titre accrocher "" et à la photo grandeur nature de Barty Croupton. Pendant plusieurs minutes, il se plongea dans l'article, lisant avec assiduité.

    "Batermius Croupton, célèbre traqueur et condamneur de Mangemort, nous offre aujourd'hui une interview exclusive. "Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom va revenir. C'est une certitude que je hurle au Monde Magique dans toute l'honnêteté et la sincérité qu'il m'est possible d'offrir aux Sorciers citoyens d'Angleterre et d'ailleurs."

    Ces mots chocs sortent de la bouche pourtant acerbe de Croupton qui après avoir constaté son échec cuisant dans l'organisation de la Finale de la Coupe du Monde qui fut le théâtre de la réapparition de la Marque des Ténèbres et d'un groupe de Mangemorts masqués, s'attaque à présent à l'organisation tout en fermeté intransigeante qui le caractérise si bien, du Tournois des Trois Sorciers à l'école de sorcellerie de Poudlard.

    Le politicien autrefois avide de pouvoir et du poste de Ministre, renonce surement à toute ascension dans l'échelle infernale du Ministère de la Magie puisqu'il ose s'exprimer sur un sujet prohibé par le Ministre lui même, Mr Fudge. Selon ses propos, le Lord Noir va revenir, ce n'est qu'une question de temps mais sa détermination et sa rage envers la communauté qui a lutté contre lui si longuement se déchaînera bientôt.

    Il n'hésite pas à affirmer qu'il possède les pouvoirs nécessaires à revenir de là où nul autre n'a pu revenir et qu'avec le soutien de ses partisans qui, malgré la traque dont ils font toujours l'objet, restent de fidèles adjuvants, il sera bientôt en capacité d'imposer à nouveau sa suprématie sur le monde magique.

    "Il n'y a rien ni personne qui puisse l'en empêcher.", ajoute Croupton à l'air grave qui ne croit même plus en Dumbledore et son arme secrète qui est déjà parvenue une fois à nous débarrasser du Mage Noir. En effet, Harry Potter, qui rentre en quatrième année à Poudlard, sera, c'est l'avis de Mr Croupton, la cible principale du Lord dès son retour.

    De bien funestes jour attendent donc notre communauté magique qui souffrira sans aucun doute de grands maux, si comme le croit profondément Mr Croupton et malgré les négations farouches du Ministre, Vous-savez-qui revient finalement au pouvoir.

    En page cinq, un sondage sur l'avis des sorciers de Londres laisse à penser que plus des deux tiers d'entre eux n'y croit pas une seule seconde. Le tiers restant en revanche, reste méfiants à l'égard de cette possibilité qu'évoque le Directeur de la Coopération Magique Internationale.

    Alors, folie ou éclair de lucidité ? Désir de publicité ou renoncement à sa vie publique ? Qu'arrive-t-il à Barty Croutpon qui nous affirme avec un aplomb terrible : "Quoi qu'il arrive, quoi que vous fassiez, quoi que nous fassions tous, Il reviendra, et lorsqu'il aura reprit ce que les années lui ont volées, il sera plus redoutable que jamais !" ?

    Un article de Rita Skeeter, rédactrice en chef de la Gazette du Sorcier.


    Puis Dumbledore ferma le journal. Il trouva bon de s'adresser à ses élèves qui étaient passés du simple brouhaha à un chaos énorme. Tout le monde frissonnait en se faisant passer le journal, ce qui n'avait pas encore lu terriblement curieux et ceux qui avaient terminé, encore stupéfaits.

    Le Directeur se leva donc pour se rendre à son pupitre et leva les bras. Pour une fois, le silence ne se fit pas. Il dut ensorceler magiquement sa voix et se mettre à s'exprimer avec une puissance rauque et sérieuse inhabituelle.

    "SILENCE ! Jeunes gens, je ne voudrais pas que la panique soit semée dans cette école à cause d'un article par ailleurs très bon. Mr Croupton n'a fait que donner son avis personnel et bien que je soutienne grandement ses déclarations, il y a un sujet sur lequel, à mon sens, il se trompe. Peu importe le retour de Lord Voldemort, je ne me soumettrais jamais et à lui et Poudlard sera toujours un lieu où vous pourrez apprendre et vivre en sécurité. La terreur d'il y a treize ans ne se reproduira pas car aujourd'hui nous savons ! Nous savons de quoi Il est capable et nous savons ce qu'il est en mesure de faire. Et nous l'arrêterons ! Car nous avons tous quelque chose en nous qui nous différencie de Lord Voldemort : nous connaissons l'amour. Et cela mes enfants, est la plus puissante des armes. Merci de terminer votre déjeuner en silence et de ne pas vous présenter en retard en cours ! Bon appétit."


    Dumbledore descendit du podium, bien conscient de ne pas avoir calmer la foule d'élèves, mais au moins, il avait apporté une explication aux affirmations de Barty et avait tenté de les rassurer. Cela fonctionnerait-il ? C'était une autre histoire ...

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Blaise Zabini
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 : La Gazette arrive à Poudlard [Libre]   Dim 18 Nov - 15:15


    Blaise recevait la Gazette. Il était l'un des rares dans ces amis à la recevoir car elle avait réputation d'être un journal très orienté vers les opinions du ministère au pouvoir et ça ne plaisait pas aux sang purs de sa maison. Peu importait car il aimait lire chaque jour les nouvelles de son pays d'adoption auxquelles il s'intéressait d'autant plus qu'il n'en était pas originaire.

    Surtout maintenant que les évènements à la Coupe du Monde agitait beaucoup la communauté, Blaise aimait suivre ce qu'il se passait. Même si c'était souvent une feuille de choux loin d'être objective, elle apportait la plupart du temps un regard assez réaliste sur les choses qui se passaient dans le monde magique.

    Généralement, il n'y avait rien d'intéressant à lire, Blaise parcourait les pages avec nonchalance. Mais aujourd'hui, lorsqu'il attrapa le hibou qui lui apportait le journal, la une le fit sursauter. Il pâlit considérablement pour récupérer une mine chocolat à lait qui effraya ses voisins et ouvrit le papier encore tiède pour lire l'article correspondant.

    En silence, fronçant les yeux à mesure que sa lecture avançait, Blaise digérait à peine tout ce qui passait devant ses prunelles. Non, il lisait, c'était tout. Il intégrait les phrases sans les comprendre, se contentant dévaler les lignes rapidement. Au bout de l'article, il reprit le tout depuis le début et lut une deuxième fois.

    Cette fois -ci, les mots eurent du sens pour lui et il en imprima la signification et la portée à chaque syllabe qu'il articulait sur ses lèvres pulpeuses. Barty Croutpon, Le Barty Croupton. Le vieux sénile parano qui avait essayé de condamner la moitié de l'Angleterre pendant les grands procès des Mangemorts.

    Lui qui avait eu -Blaise l'avait lu dans des comptes rendus du Magenmagot- l'audace de remettre en question la loyauté des plus anciennes familles, qui avait perquisitionné, arrêté, torturé même, interrogé sous Veritasserum le tiers des employés du Ministère parce qu'il les soupçonnait de traîtrise.

    Cet homme là, aujourd'hui, avouait tremblant à une journaliste avide de scoop qu'il pensait voir revenir le Lord. Blaise tourna les yeux vers Draco et ce qu'il dut y lire l'eut peiné car il haussé un sourcil interrogateur, presque craintif. Blaise lui envoya le journal et le blond le rattrapa même s'il désapprouvait qu'on lance des objets à table.

    Au fond de lui, le métis n'arrivait pas à y croire. Il n'avait pas envie d'y croire d'ailleurs. Parce qu'il savait bien ce qui se produirait si réellement Il revenait. Blaise retournerait en Jamaïque, il ne pourrait poursuivre ses études à Poudlard et se rendrait dans l'une de ses académies magiques du pacifique, triviales qui n'enseignaient pas un quart de ce que Blaise avait appris en Angleterre. Et surtout il pourrait dire adieu à son désir de devenir avocat.

    Apparemment, ses petits problèmes de fuite sur l'île de ses ancêtres n'avaient absolument rien à voir avec ce qu'il se passait dans l'esprit de Draco à ce moment. Blaise le dévisagea, le voyant à son tour, devenir blême. Sans un mot, il posa sa main sur son épaule et lui lança un regard interrogateur. Il allait sans doute lui répondre lorsque le Directeur se leva nerveusement pour leur parler à tous.

    Visiblement, l'article s'était répandu dans l'école à grande vitesse, tellement grande que la Grande Salle explosait presque sous les rumeurs vindicatives. Le vieux parla un moment avant de se rendre compte que personne ne l'écoutait. Alors pour la première fois depuis son arrivée à Poudlard, Blaise le vit ensorceler sa voix pour se faire entendre.

    Il exigea le silence avec fermeté et fit un discours plutôt enflammé sur ce qui arriverait si finalement, Voldemort venait à revenir. Blaise était plutôt dubitatif sur ses propos et Draco semblait s'étrangler avec sa propre trachée tant les paroles du vieux lui paraissait surréaliste. Après un moment, le métis se tourna vers le blond. Un regard leur suffit pour se comprendre ... Il fallait qu'ils se voient après le déjeuner et qu'ils discutent ... Qu'ils discutent sérieusement !

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Hermione J. Granger
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 : La Gazette arrive à Poudlard [Libre]   Dim 18 Nov - 17:05


En ce jour du vendredi 16 septembre, Hermione parut plutôt joviale. En effet, le vendredi était le jour le plus léger de sa semaine et elle ne l'appréciait pas pour ses cours au nombre de deux mais parce que son après-midi entièrement libre pouvait lui permettre de s'avancer grandement dans ses cours et dans ses lectures. Là encore, elle lisait quelques notions du livre de métamorphose tout en mangeant de temps à autre son pain au chocolat qu'elle mettrait longtemps à terminer. Harry et Ron pouvaient bien lui dire qu'elle était folle de lire si tôt dès le matin mais elle fit mine de ne pas être affectée par ces remarques. C'était une passion, voilà tout et elle était certaine que de leur côté, ils n'hésiteraient pas à jouer au Quidditch à sept heures et demi du matin. Ce qui la chiffonait légèrement dans sa lecture, c'était sans doute les conversations de tout le monde qui entraient dans ses oreilles et en ressortaient pour finalement l'agacer de plus en plus. Elle ne pouvait pas se plaindre puisque le petit déjeuner était le moment par prédilection pour parler entre camarades mais tout de même, il n'y avait rien de plus irritant.

Ce n'est que lorsqu'elle se décida enfin à profiter pleinement de la nourriture abondante laissée sur la table que des centaines de hiboux entrèrent dans la Grande Salle par les vitraux ouverts et se ruèrent au-dessus des tables pour déposer le courrier du matin. Hermione était toujours épatée par la réactivité efficace dont ces volatiles faisaient preuve pour repérer immédiatement les destinataires de leurs paquets. Ainsi, elle remercia le hibou qui vint à sa rencontre en lui caressant la tête puis concentra son attention sur l'édition de la Gazette du Sorcier qui se tenait juste devant elle. Curieuse, elle laissa son bol de chocolat de côté et entama la lecture de l'article qui faisait la Une. Et apparemment, elle n'était pas la seule à vouloir se plonger dedans car quasiment tous les élèves avaient le nez dedans. C'était un article écrit par Rita Skeeter, une reporter plutôt appréciée par le sorcier moyen mais qu'Hermione n'appréciait pas du tout, rien que pour ses talents pour déformer la vérité et raconter des mensonges sur les autres. Elle ne prit pas trop en considération les commentaires vénimeuses de cette femme et se concentra d'avantage sur le témoignage de Barty Croupton du département de la coopération magique internationale. Il affirmait qu'il était certain que le retour de Vous-Savez-Qui se ferait et que rien n'empêcherait sa puissance de faire surface.

A le lire, on percevait clairement qu'il pensait qu'il n'y aurait alors aucun espoir de pouvoir lui faire face. C'était pessimiste mais d'un côté, cela pouvait refléter la vérité. Hermione jeta un coup d'oeil à Harry et elle se sentait désolée pour lui. Nul doute que son retour finirait par signifier que le garçon était en danger et cela effrayait notre héroïne qui n'avait aucune envie qu'il n'arrive malheur à son meilleur ami. Elle relut encore une fois l'article en analysant les paroles de Croupton et en tentant d'anticiper ce qui pourrait bien se passer à l'avenir. Même les autres élèves ne cessaient d'en parler, là maintenant. Le brouhaha était beaucoup plus intense et cela se comprenait ; une telle nouvelle ne pouvait passer inaperçue. Rapidement, Dumbledore se rendit compte que la situation devait être gérée avec autorité et il se leva de sa chaise pour calmer la foule. Aussitôt, le calme fut roi et tout le monde s'impatientait de savoir par quels moyens le directeur allait adoucir les nouvelles. Fronçant légèrement les sourcils, Hermione quitta le journal du regard et fixa le visage de Dumbledore qui traduisait son sérieux. Et comme s'il avait préparé son discours plus tôt, il débita des paroles pleines d'assurance et destinées à rassurer la plupart des élèves. Il était clair sur la question ; jamais il ne laisserait Lord Voldemort s'emparer de ce château et ni faire du mal à qui que ce soit ici. A la prononciation du nom du mage noir, beaucoup d'élèves tressaillirent et certains regardaient par derrière, comme s'ils craignaient que le Lord ne soit à proximité.

Le directeur était un des rares qui n'avait pas peur de ce nom et même Hermione qui savait que cette peur était ridicule ne pouvait s'empêcher de dire « Vous-Savez-Qui ». C'était devenu un drôle de réflexe. En tout cas, l'arme qu'ils possédaient tous contre lui, c'était l'amour selon le vieux professeur. A vue d'oeil, cela aussi paraissait pathétique car ce n'était pas cela qui pourrait empêcher de recevoir un Endoloris en plein fouet. Mais si l'on observait les choses sous un autre angle, il était vrai que l'amour faisait des ravages. Pour quelqu'un qu'on aimait fortement, on était prêt à faire toutes sortes de sacrifices et de prouesse. Il ne fallait donc pas se contenter de voir l'amour au premier sens du terme.

Néanmoins toujours inquiète, elle se tourna vers Harry qui était aussi absorbé par le discours sage du directeur. Elle voulait le rassurer et elle attendit que Dumbledore ne se rasseoit sur sa chaise pour attirer son attention.

« - Harry, ne t'en fais pas. Même s'il revient, comme le dit Dumbledore, il ne pourra pas te toucher à Poudlard. Et puis, tu peux compter sur nous aussi... » dit-elle en un sourire qu'elle voulait joyeux mais qui cachait difficilement son inquiétude.

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« J'espère que vous êtes contents de vous. On aurait pu se faire tuer, ou pire, être renvoyés. »
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Harry J. Potter
Gryffondor
MessageSujet: Re: Intrigue n°2 : La Gazette arrive à Poudlard [Libre]   Dim 18 Nov - 18:25


Harry s'était éveillé en sursaut ce matin là. Comme bien d'autres matins, il avait été tiré du sommeil avec une brusquerie désagréable par un cauchemar aux images violentes, sans suite ni sens -du moins lui n'en trouvait aucun- qui complétait inlassablement celui de la nuit précédente sans jamais l'expliciter.

Cela faisait depuis cet été qu'il faisait des songes comme celui ci ! Il voyait des images par flashs, distinguait parfois un protagoniste ou bien un lieu, une chose parfois un indicatif mais rien dont il ne parvienne à se souvenir le matin pour donner du sens à ses nuits agitées.

Tout ce qu'il savait c'était qu'il avait peur. Il était terrifié, pétrifié dans un coin à voir la scène se dérouler impuissant, ne pouvant ni protester sur ce qu'il se passe, ni même bouger pour s'enfuir ou se protéger. C'était frustrant et angoissant, il se sentait tout bonnement inutile, insignifiant, et pourtant au coeur même des évènements.

Il était comme une proie prise au piège par un prédateur qui prendrait calmement le temps de dévorer avec sadisme une autre de ses proies, juste devant lui, lui exposant méticuleusement ce qui était sur le point de lui arriver pour laisser la terreur sourde l'envahir et le détruire lentement.

Puis, le point de vue changeait, et il était le prédateur. Il voyait la Chose tremblé comme un être pathétique et misérable, un vil et lâche vers de terre qui ondulait pour chercher à fuir. Et il le regardait avec un rictus dément qui laissait imaginer mille et une tortures plus vicieuses qui naissaient dans son esprit.

Il était commandé par une force en lui qui lui donnait envie de détruire, tirer, déchirer, tordre, brûler, mordre et tuer ce qui se trouvait entre ses mains. Ses longs doigts tremblaient de l'impatience de faire du mal et d'y prendre plaisir, de voir la vie s'échapper du corps agité de soubresauts en sachant avec satisfaction qu'il en était la seule et unique cause.

Des bouffées de haine viscérales l'envahissaient et il était incapable d'y résister. Enfin, sa vue se brouillait, il était aveugle, dans un monde de coton blanc, duveteux et opaque qui dissimulait tout ce qui l'entourait. Il semblait flotter dans les airs, soutenu par un nuage voluptueux et doux, confortable qui l'empêcherait de sombrer dans l'abysse sous ses pieds.

Tout récemment, il se voyait tuer la Chose. Il la voyait mourir, expier son dernier souffle avant qu'enfin le brouillard apaisant ne le prenne et ne l'emporte loin. Dès qu'il plongeait, il oubliait tout, la haine, la peur, l'impression que sans cesse quelqu'un l'observait, et il finissait par se réveiller en sursaut.

Le plus compliqué quand il s'éveillait trempé de sueur, l'estomac retourné, les tripes nouées et les yeux révulsés par ce qui venait de se produire, c'est qu'il ne parvenait à souvenir qui il était au final dans ce rêve. Etait-il la Chose, repentante, salle et répugnante mais si pathétique et pitoyable qu'on développait pour elle une sorte de compassion sachant ce qu'il allait lui arriver. Ou bien était-il cet Autre qui terrorisait, avilissait, torturait et tuait sans la moindre once de conscience morale, la proie qu'il avait attrapé entre ses griffes.

Comme tous les matins, sans la réponse à la question qui le hantait chaque jour lorsqu'il se couchait, il sortit de son lit et alla immédiatement se doucher. Comme si l'eau brûlante qui coulait le long de son dos éloignait le cauchemar, amenuisait ses peurs et tempérait ses angoisses. Puis il se prépara pour descendre prendre le petit déjeuner.

Il finissait par rejoindre Ron et Hermione, adopter ce visage placide qui masquait le trouble qu'il cachait au fond de lui et vivait sa vie de collégien platement, commençant par déguster son petit déjeuner pour combler un peu le vide qui creusait son ventre. Mais souvent, même la nourriture avait un gout amer car c'était de peur que son estomac était rempli. Et la nausée s'emparait vite de sa gorge sans qu'il ne puisse se sentir proprement rassasié.

Il espérait même de croiser Malfoy, qu'il n'avait qu'à peine revu depuis sa retenue de mardi soir et qui seul en ce moment, lui permettait de laisser s'échapper à la fois la haine et à la fois la peur, des deux personnages qu'il jouait tour à tour dans ses songes. Ca, il n'aurait pu l'expliquer à personne. Il se contentait de prendre le répit relatif que lui apportait leur confrontation, faisant fi de la bizarrerie évidente de la chose et de ce qu'on pourrait penser de lui.

Ce matin là, la rumeur diffusait déjà aux quatre grandes tables des maisons. Sans savoir pourquoi, une boule se forma dans la gorge d'Harry. Il avait la sensation d'être au coeur de la polémique et que c'était de lui que tout le monde parlait, sur lui que chacun avait les yeux rivés. Il prit place près de Ron et Hermione. Il mangeait, elle lisait. Schéma classique.

Harry soupira un instant et décida à faire un peu des deux. Il attrapa un croissant et se pencha par dessus l'épaule d'Hermione pour lire avec elle la Gazette du Sorcier. Les lignes qui glissaient sous ses yeux aux lunettes pleine de traces de doigts l'horrifia. Lorsque la brune eut terminé sa lecture, Harry lui arracha le journal des mains et lut à son tour avec attention.

Ce qu'il lisait laissait couler dans son dos un frisson glacé et emplâtrait sa bouche d'un gout amer et aigre. Sa cicatrice se mit à le brûler et il ne parvenait à dire si cette sensation était réelle ou s'il ne faisait que l'imaginer. Il lâcha soudain le journal et tout devint sourd. Il n'entendait rien, ne voyait rien. Le coton de son rêve commençait doucement à l'envahir.

Il perçut le bruissement du papier qui tombait au sol en différé. Puis les paroles rauques du directeur qui s'exprima à la foule, beaucoup plus lentes, et les mots caressants, rassurants d'Hermione qui lui prenait le bras, comme étouffés. Soudain, sans qu'il ne le sente venir ni qu'il eut pu le prévoir, ses yeux se voilèrent de noir, et il s'évanouit.

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Dernière édition par Harry J. Potter le Dim 25 Nov - 19:45, édité 1 fois
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Eddie Carmichael
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 : La Gazette arrive à Poudlard [Libre]   Sam 24 Nov - 20:03


Le vendredi n’était pas un jour qu’Eddie appréciait particulièrement, il n’avait pas énormément de cours, il commençait d’ailleurs à 10h ce matin-là par Etude des Moldus et terminait par Sortilèges à 16h. D’un côté cela lui permettrait de répéter un peu sa chanson, de s’avancer dans son travail et de réviser, mais, étant insatiable de connaissance, il aurait nettement préféré apprendre de nouvelles choses plutôt que de faire ses devoirs ou de ressasser ce qu’il savait déjà.

Ce n’est donc de pas très bonne humeur qu’il s’attabla dans la Grande Salle pour manger un peu. Il ne prêta absolument pas attention au brouhaha qui s’élevait dans la pièce qui semblait pourtant aussi agitée que la mer en pleine tempête. Il ne leva les yeux de son assiette que lorsque quelqu’un lança négligemment un exemplaire de la Gazette du sorcier devant lui, renversant le contenu de son verre, heureusement presque vide, un peu plus loin sur la table. Il s’apprêtait à protester mais lorsqu’il se retourna pour voir qui venait de faire ça il constata qu’il n’y avait déjà plus personne.

Eddie haussa les épaules et s’empara du journal. Il parcourut l’en-tête et s’arrêta sur la une. Une interview de Bartemius Croupton Sr. à propos des événements de la coupe du monde de cet été. Le jeune Serdaigle s’empressa d’ouvrir le journal pour avoir sous les yeux l’article en entier. Il le lut plusieurs fois histoire d’être sûr de bien l’avoir compris. Le retour de Celui-Dont-On-Ne-Dois-Pas-Prononcer-Le-Nom ? Qu’est-ce que cela pouvait bien signifier ? Ayant grandi dans une famille Moldue, Eddie ne comprenait pas vraiment ce que cela pouvait bien représenter mais il savait à quel point c’était dangereux, à quel point il avait été proche de détruire le monde par le passé et à quel point il pouvait recommencer.

C’est donc avec des picotements dans les doigts, signe de stress chez lui, qu’Eddie reposa le journal, les yeux encore grand ouverts de la lecture qu’il venait d’effectuer. Même ce politicien qui fait tout pour obtenir la reconnaissance du Ministre de la Magie et du monde sorcier osait mettre en lumière ce sujet tabou…C’est qu’il devait y avoir une raison à ça et c’est cela qui effrayait grandement l’adolescent : si Croupton n’avait pas été sûr à 200% de ses propos, jamais il n’aurait pris le risque de se faire interviewé…

Cependant il y avait un autre paramètre à prendre en compte, cet article avait été écrit et publié par Rita Skeeter…Hors tout le monde savait même sans se l’avouer réellement qu’elle avait de fortes tendances à déformer la réalité pour la tourner à son avantage et faire exploser les ventes du journal, Eddie n’était pas du genre à croire tout sur tout et attendait des preuves tangibles avant de commencer à réellement paniquer. Il tourna alors, comme par instinct, la tête vers la table des professeurs où justement se levait le directeur, prêt à faire un discours.

"SILENCE ! Jeunes gens, je ne voudrais pas que la panique soit semée dans cette école à cause d'un article par ailleurs très bon. Mr Croupton n'a fait que donner son avis personnel et bien que je soutienne grandement ses déclarations, il y a un sujet sur lequel, à mon sens, il se trompe. Peu importe le retour de Lord Voldemort, je ne me soumettrais jamais et à lui et Poudlard sera toujours un lieu où vous pourrez apprendre et vivre en sécurité. La terreur d'il y a treize ans ne se reproduira pas car aujourd'hui nous savons ! Nous savons de quoi Il est capable et nous savons ce qu'il est en mesure de faire. Et nous l'arrêterons ! Car nous avons tous quelque chose en nous qui nous différencie de Lord Voldemort : nous connaissons l'amour. Et cela mes enfants, est la plus puissante des armes. Merci de terminer votre déjeuner en silence et de ne pas vous présenter en retard en cours ! Bon appétit."


Naturellement, le Professeur Dumbledore n’avait pas eu besoin de demander le silence pour l’obtenir, mais dès qu’il eut terminé les discussions reprirent à voix basse. Eddie baissa les yeux, il avait l’impression d’avoir avalé une pierre. Le Directeur, le sorcier en qui il avait surement le plus confiance au monde, avait démenti, certes, le fait que le Seigneur des Ténèbres puisse pénétrer comme bon lui semble dans Poudlard, mais n’avait absolument pas contredit le fait qu’il allait revenir. Hors si un homme comme Albus Dumbledore pensait que le plus grand mage noir de tous les temps allait refaire son apparition et bien ça serait le cas.

Eddie soupira pour tenter de reprendre son souffle, il sentait son cœur s’accélérer dans sa poitrine. Dire qu’il avait peur n’était pas totalement exact, il stressait surtout de ne pas en savoir plus, qu’est-ce que cela pourrait bien représenter vis-à-vis du monde après tout ? Eddie n’en savait rien et ne tenait pas particulièrement à le savoir en réalité. Une chose est sûre, il n’arriverait pas à chanter aujourd’hui.

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Terry Boot
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 : La Gazette arrive à Poudlard [Libre]   Dim 23 Déc - 16:38



Vendredi matin. C'était une journée chargée, pour les Serdaigles. Un cours de Soins aux Créatures Magiques, suivi d'un cours de Défense Contre les Forces du Mal. Et puis, le cours qu'il redoutait le plus, celui de Botanique, avec les Serpentards. Non pas qu'il détestait la science, la biologie magique, mais passer quatre heures en compagnie des rires stridents des roublards. Mais, paradoxalement, ça plaisait beaucoup à Terry. Aussi bizarre et surprenant que cela puisse paraître, Terry prétendait que les cours, donnés tous les jours de la semaine, correspondaient, pour lui, comme une sorte de hobby, un loisir qui l'amenait dans l'élite des meilleurs élèves de Poudlard.

En ce jour, Terry débarqua comme à son habitude dans la Grande Salle bondée, un peu plus tard que tous les autres élèves, déjà assis et répartis, plus ou moins rigoureusement, dans les quatre tables vernies, alignées sur la sol pierreux et froid de la Grande Salle. Il avait fait son petit passage habituel à la Bibliothèque, comme il le faisait tous les matins. L'ébauche, croulante sous le poids de l'imposant sac en bandoulière, gonflé comme si l'on eût rempli de matériel scolaire pour quatre élèves, franchit l'allée, pour se poser sur le banc des bleu et bronze.

Seulement, à sa grande surprise, Terry comprit tout de suite qu'un élément avait, une nouvelle fois, bouleversé la routine paisible et posée du monde magique, dont il percevait les quelques moteurs et engrenages au sein même de l'école de magie. Un brouhaha assaillait continuellement ses tympans, depuis le début de son entrée dans la Grande Salle. Alors qu'il parcourait les derniers mètres, pour se poser sur le banc ciré, la voix exceptionnellement rauque, qui se voulait sévère, assurément, s'élever au milieu de l'effervescence apeurée :

"SILENCE ! Jeunes gens, je ne voudrais pas que la panique soit semée dans cette école à cause d'un article par ailleurs très bon. Mr Croupton n'a fait que donner son avis personnel et bien que je soutienne grandement ses déclarations, il y a un sujet sur lequel, à mon sens, il se trompe. Peu importe le retour de Lord Voldemort, je ne me soumettrais jamais et à lui et Poudlard sera toujours un lieu où vous pourrez apprendre et vivre en sécurité. La terreur d'il y a treize ans ne se reproduira pas car aujourd'hui nous savons ! Nous savons de quoi Il est capable et nous savons ce qu'il est en mesure de faire. Et nous l'arrêterons ! Car nous avons tous quelque chose en nous qui nous différencie de Lord Voldemort : nous connaissons l'amour. Et cela mes enfants, est la plus puissante des armes. Merci de terminer votre déjeuner en silence et de ne pas vous présenter en retard en cours ! Bon appétit."

Terry s'était figé, comme s'il eût cru qu'il était en faute. Ainsi debout, au milieu d'une foule d'élèves dont les yeux étaient brandis vers le Directeur, Terry se sentit rapidement mal à l'aise. Aussi, il sentait le regard de tous ses camarades tournés vers lui, bien que ce ne fut pas le cas, en réalité.

En outre, Terry n'avait pas réellement interprété et compris ce que le Directeur avait raconté ... Alors comme ça, un article était paru dans la Gazette des Sorciers, et suscitait l'effroi des élèves de Poudlard, car il prédisait la renaissance potentielle, et même certaine du plus grand mage noir ?

Plaquant ses deux mains froides sur ses joues cuisantes, comme à son habitude, Terry se posa rapidement à une place libre, en face de Luna Lovegood. Il observa la table de long en large, se penchant ostensiblement pour trouver des yeux le manuscrit qui l'intéressait tant. Enfin, Luna lui tendit l'exemplaire qu'il recherchait ardemment. Après un sourire timide et reconnaissant, Terry ouvrit fébrilement le papier froissé sous ses doigts, attrapant au passage un croissant au beurre, qui était destiné à être grignoté au fil de la lecture de l'article tellement bouleversant.

Ses yeux, en une frénésie affolée, parcoururent la page noircie par l'écriture automatique. Fronçant les sourcils, Terry se perdit dans le parcours du versant sur lequel les informations s'alignaient, comme des révélations incisives ...

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Terry Boot
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Ronald B. Weasley
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MessageSujet: Re: Intrigue n°2 : La Gazette arrive à Poudlard [Libre]   Lun 24 Déc - 15:52



Vendredi. C'était une journée agréable, aux yeux du rouquin. La journée du vendredi était toujours moins chargée que les autres. Aussi, elle indiquait l'arrivée imminente du week-end, la période de la semaine qu'il préférait sans doute le plus. Pas de cours, pas de professeurs et leurs demandes obligeantes, leurs consignes horrifiantes ou encore des devoirs en classe répétés, intempestifs et interminables.

Seulement, cette nuit-là avait été exténuante, pour Ron tout comme pour Harry. Ses rêves étaient revenus, plus intenses que jamais. Et entendre hurler, presque à la mort, son meilleur ami, ça n'était pas une occupation des plus reposantes. D'ailleurs, son état des plus préoccupants, et Ron ne pouvait repousser cette idée plus longtemps. Harry courait un danger, qui ne cessait de gagner de la place au fur et à mesure que Harry laissait Vous-Savez-Qui, car Ron était persuadé qu'il s'agissait du Mage noir, infiltrer son esprit.

Mais sa suspicion, bien qu'elle soit certaine pour lui, il ne pouvait pas la révéler. Déjà, il alerterait gravement Hermione, qui se mettrait dans des états pas possibles, pensant qu'il faudrait avertir tous les professeurs et adultes responsables qu'ils pourraient trouver. Son euphorie affolée exaspérerait Harry et Ron, et son état se dégraderait de jour en jour, frôlant assurément la paranoïa.

Et puis, fallait aussi penser au sujets de ces cauchemars terribles : Harry. Lui lancer à la figure la possibilité que l'assassin de ses parents ait la capacité d'annexer dans son esprit, sa tête, n'était sûrement pas la révélation la plus plaisante à proposer. Non, le Gryffondor au regard azuré était fermement décidé à ne pas révéler sa supposition. Déjà, parce qu'il était tiraillé entre son sentiment de certitude, et celui plus persuadé qu'une telle connexion puisse existé.

N'empêche que Harry avait presque rompu ses cordes vocales, cette nuit. Ron savait ce qu'il trottait dans tête, mais sûrement pas l'épouvante effroyable qui l'englobait tout entier, une fois qu'il était dans les bras de Morphée. Ces crises de démence arrivaient, à une vitesse folle, à glacer le sang de Ron, qui sentait sa circulation sanguine se figer dans tous les vaisseaux d'irrigation de son corps.

Le réveil fut donc difficile pour Ron. Il n'avait pas fermé l'oeil de la nuit. Aussi, après avoir rejoint Hermione et Harry, c'était un rouquin encore somnolent qui s'était assis en face de ses deux meilleurs amis. Il n'avait absolument pas prêté attention à l'effervescence bruyante de la Grande Salle, qui semblait tourmentée et bouleversée. Il ne comprenait rien à l'environnement qui l'entourait, et ne cherchait rien à comprendre.

Son estomac criait famine. Il remplit son assiette machinalement, avec tout ce qui lui tombait sous la main. Il avait formé une petite montagne d'oeufs brouillés, à côté de laquelle il avait aligné quelques saucisses et des tranches de bacon. Aussi, il ne manqua pas de se remplir un immense verre de jus de citrouille, et arrosa finalement son assiette d'une sauce brune et douce.

Il s'attarda à la longue entreprise de mastication, de déglutition bruyante, devant une Hermione cachée derrière son exemplaire de la Gazette du Sorcier et d'un Harry aux allures fébriles. Aussi, il ignora totalement le discours de Dumbledore, n'entendant qu'un bourdonnement sonore et incompréhensible.

Enfin, alors qu'il déchirait la mie du pain qu'il avait saisi quelques secondes auparavant, il vit le corps de Harry, soudainement inanimé, tomber à la renverse, livide et morbide.

Aussitôt, Ron se leva, toutes les fibres de son corps ayant été stimulées par un coup de jus puissant, se cognant, en route, son genou contre la table de chêne. Aussi, la bouche pleine, il lâcha un cri anxieux, attirant tous les regards sur eux :

"Harry !"

Il parvint rapidement à côté de Harry, après avoir contourné toute la longue table occupée par les élèves de Gryffondor, qui observaient, d'un air intrigué, le rouquin se ruer vers l'Elu inanimé, gisant encore sur le sol.

Arrivé devant Harry, il saisit l'adolescent aux cheveux noir de jais par les épaules, et souleva, sans peine, le corps frêle de son meilleur ami. Aussi, commandant, d'un ton sec mais décidé, un verre de jus de citrouille à Hermione, Ronald se retourna, en direction de la Né-Moldue, demandant naïvement, comme s'il eût à peine découvert que la situation dans laquelle il était plongé était anormal :

"Par Merlin ! Mais qu'est-ce qui se passe, Hermione ?!"

Il lâcha encore quelques jurons grognons, qu'il marmonna furieusement, avalant de son intention les syllabes de ses grossièretés. Puis, attrapant le verre de jus de citrouille, Ron remarqua à peine que toute la Grande Salle s'était tournée vers lui, surprise, si bien qu'elle avait interrompu leurs conversation animées. Toujours aussi incisif, il hurla, les nerfs à vif :

"Vous voulez me prendre en photo, ou quoi ?"

Puis, son attention se rapporta une nouvelle fois à Harry, qui n'était toujours pas retrouvé conscience. Portant le verre contenant le jus orange et sucré à ses lèvres, il laissa le temps au Survivant pour qu'il puisse boire à souhait, le laissant déglutir faiblement.

Cette journée commençait bien, assurément.

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Ronald Bilius Weasley
Quatrième Année
Gryffondor
"Weasley est notre roi"
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Sybille Trelawney
Poufsouffle
MessageSujet: Re: Intrigue n°2 : La Gazette arrive à Poudlard [Libre]   Mar 29 Jan - 19:36

Vendredi. Un jour que Sybille trouvais mystérieux. À la fois la fin et le commencement. Un jour un peu effrayant, non ? Assurément. En ce jour, la voyante (ouais, bon) avait décidé de sortir le nez de sa tour. Il s'agissait d'un évènement rare et potentiellement choquant -- pour Trelawney, en tout les cas -- mais il fallait bien prendre des risques, quelque fois. Le risque à prendre, cette fois, était de répondre positivement à la requête du Professeur McGonagall, qui lui avait dit d'un ton plus qu'impératif, qu'il fallait qu'elle sorte de sa tour avant d'attraper la folie. La folie ?! Mais, mais ... ça s'attrapait ? Sybille n'avait donc pas le choix, elle devait obtempérer à la vic-directrice de Poudlard. Minerva devait s'en faire pour elle ... mais la folie ne s'attrapait pas, non ?

Quoiqu'il en soit, Sybille était parvenu à sortir de sa tour, après des heures et des heures à tourner en rond dans sa salle de classe. Elle ne faisait pas deux pas, qu'elle reculait de trois en poussant un petit cri de fourmi. Disons qu'on ne sortais pas rapidement d'une salle de classe de cette manière. Mais, elle y était parvenu. Non sans petites larmes. Mais, elle y était arrivée, oui ! La descente des longs escaliers avait été pour elle une torture, elle avait longé les murs de pierres comme une petite souris ... mais voilà qu'elle était parvenu tout en bas. Le pire était passé ! Oui !

Le Professeur de Divination avait fait le reste du chemin d'un pas somme toute assuré pour quiconque la connaissait un tant soit peu. Pourquoi plus assuré ? Simplement parce que si elle avait survécu à le descente, rien de bien grave ne pouvait lui arriver. Puis, ce matin, elle n'avait rien vu de malheureux dans les roches. Oui, les roches. Le géomancie était passionnante. Bref, tout s'annonçait merveilleux. Juste un petit défi et elle venait de le faire. Donc, pourquoi avoir peur ? Hum ?

La sorcière était entré dans la Grande Salle en serrant son châle contre ses frêles épaules. Il faisait froid. En tout les cas, à son avis. Quand on n'avait pas beaucoup de chair sur les os, remarquez, on avait froid partout. Bref, Sybille avait lancé un petit sourire timide -- et foncièrement maladif -- à Dumbledore avait d'aller prendre place tout au bout de la table, du côté de Rogue. Pourquoi du côté du Maitre des Potions ? Parce qu'à voir sa tête, il n'y aurait aucun Sinistros qui allait risquer de venir courir dans les parages ! Non mais, Rogue faisait peur, alors aussi bien se coller à lui pour être assurée de ne rien risquer. Non.

Maintenant, il fallait manger ... hum. Manger quoi ? Il y avait tant de choses sur la table ! Les elfes de maison les prenaient pour des goinfres. C'était vrai que les jeunes gens avaient de forts appétits, mais ce n'était pas le cas de Trelawney, qui mit simplement quelques louches de purée dans son assiette d'un air détaché et pas nécessairement de ce monde. Sybille avait toujours été portée sur la rêverie et ce n'était pas aujourd'hui que cela allait changer. Non. Elle était donc perdu dans ses pensées, ne se rendant pas compte qu'elle continuait inlassablement de mettre de la purée dans son assiette, quand Dumbledore se leva. Hum ?

Sybille tourna la tête vers le directeur de Poudlard et écouta religieusement ses paroles, la louche suspendue dans les airs, de la purée tombant mollement sur la table, sploc. De ... hum ? Un article ? Quel article ? La sorcière déposa la louche dans le bol, porta son index droit dans la purée tombée sur la table et allait mettre son doigt dans sa bouche (bha quoi) quand le nom de Voldemort fut prononcé. Iiiiiiiiiiiiii quoi ?!!!!! Voldemort ? Et ... et ... retour ? Retour, mais, mais ... mais ... comment ?!!!! C'était une nouvelle tout simplement surprenante. Les roches ne lui avaient rien annoncé de tout ça. Et, il n'allait quand même pas venir ici ? Ha, Sybille le savait ! Elle savait qu'elle n'aurait jamais dû sortir de sa tour ! Non mais ! Elle serait peut-être devenue folle, mais au moins Voldemort serait toujours dans l'ombre. Et sa santé mentale à elle ne s'en porterais que mieux. Oui.

Le professeur de Divination essuya son doigt sur son châle tout en jetant de petits regards nerveux autour d'elle. Soudain, l'idée de s'asseoir du côté de Severus Rogue ne lui semblait plus aussi brillante. Vraiment pas.

" Oui, oui ... bon ... hum ... je n'ai pas vraiment faim, je crois que ... que je vais retourner dans mon bureau. Oui "

Rester ici ? Pas question ! Et elle devait encore vérifier dans ses roches. Elle avait manqué quelque chose, certain ! Ou peut-être devrait-elle lire les feuilles de thé ? Ou dans les tarots. Oui. Les tarots. Si la mort sortait ... ho, si la mort sortait ! Sybille se leva précipitamment, renversant sa chaise au passage, ce qui produisit un impact assourdissant.

" Ha ... hihi, oui ... désolée, je ..." dit-elle d'un air gêné

Rhaaaa ... elle avait le don d'attirer l'attention ! Le Sinistros allait la remarquer, là !


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Intrigue n°2 : La Gazette arrive à Poudlard [Libre]

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