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Cauchemars [Harry - Remus]

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Harry J. Potter
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MessageSujet: Cauchemars [Harry - Remus]   Mer 21 Nov - 0:24

Cauchemars
Dimanche 18 Septembre


    Harry avait passé une semaine difficile, pire que la première et surement moindre par rapport à la suivante. Outre les évènements marquants de la Coupe du Monde qui ne quittaient pas sa tête, il y avait ses cauchemars. Ses cauchemars atroces où il voyait cette chose pour de Sa main et où il n'était ni l'un ni l'autre, et les deux à la fois.

    Depuis l'été, cela s'était exacerbé. De simples songes, cela se muaient en longues et terrifiantes escapades nocturnes qui le vidait de son énergie. Il était épuisé de lutter toute la journée contre les images qui lui revenaient par flash, et ces sensations étranges qui le prenaient à la gorge et envahissaient son ventre dès lors qu'il était en colère ou triste.

    Il avait l'impression d'être double, comme si au fond de lui, sommeillait quelque chose qui motivait ses cauchemars et qui faisait de lui un être impulsif, perpétuellement sur la défensive. Cela se ressentait au quotidien car la moindre remarque devenait tout de suite une insulte et une critique pur et simple de lui et ce qu'il représentait.

    Il était irracible, lui d'ordinaire si calme, et Hermione lui avait plusieurs fois suggérer qu'il était parfois imbuvable. Avec Ron, la veille, il s'était violemment emporté alors que le garçon avait juste un moment de découragement. Et puis avec Malfoy ... Avec Malfoy c'était là qu'il se reconnaissait le moins. Il explosait de fureur et les montées de vice qui le pénétraient dès qu'il voyait la figure inexpressive et lisse du blond étaient absolument incroyables.

    Il était à la fois perturbé par la présence de la Fouine mais en même temps, irrévocablement attiré vers lui. Comme s'il devait aller au contact, chercher la querelle pour finir par écraser son poing sur sa mâchoire. Et au final, leur rivalité plutôt commune se muait en une opposition de tous les instants, où chaque seconde était bonne pour faire du mal à l'autre.

    Sa Némésis, c'était ainsi qu'il voyait les choses à présent. Au fond de lui, il sentait cette force qui lui enjoignait de continuer le conflit. Il ne pouvait réfléchir, Harry était comme possédé. Et la réaction de Malfoy, aussi excessive que la sienne, ne faisait qu'envenimer les choses. Surtout qu'aucun des deux ni aucun de leurs amis n'avaient ni le cran ni l'envie ni la folie d'essayer de les séparer.

    Et par dessus ce quotidien étouffant, auquel s'ajoutaient évidemment les cours mais aussi dans quelques jours, les sélections de Quidditch, Harry était sur le point de disjoncter. Puis, sans s'y attendre, tout était devenu pire. Vendredi. Vendredi matin, lorsqu'au petit déjeuner, des centaines de hiboux avaient emmené à des centaines d'élèves des centaines d'exemplaires de la Gazette avec des centaines de unes portant la photographie en mouvement de Barty Croutpon.

    Des centaines d'articles, des centaines de murmures de stupéfaction et d'étonnement, des centaines de messes basses et des centaines de ragots. De la peur, de la crainte, de l'incompréhension, et pour Harry, une terreur sourde et viscérale qui s'emparait de lui.

    Il revoyait l'éclair de lumière verte, il revoyait toutes ses images qu'il avait découvert l'année précédente en combattant les Détraqueurs, il revoyait Son visage, le visage de Lord Voldemort. A son âge ou un peu plus vieux, comme en deuxième année, le spectre de Tom Riddle sortit du journal. En pleine puissance, comme sur les images des temps de sa gloire. Décadent et au bord de la mort, fusionné à l'arrière du crâne de Quirrell en première année.

    Ce visage, cette expression de folie maniaque. Il le hantait, jour et nuit. Harry était partagé entre la peur d'avoir à nouveau à faire à cet être vil et répugnant qui avait causé tant de malheur, la haine et le besoin de lui faire regretter ses actes insensés. Et puis quelque part, bien caché au fond de lui, de l'envie ... Une envie, un désir impétueux qui le prenait à la gorge alors qu'il s'imaginait, lui, avec une telle puissance, un tel pouvoir.

    Jamais Harry n'avait été attiré par la gloire, jamais l'idée de domination ne lui avait fait un quelconque effet. Et aujourd'hui, de penser qu'un jour peut être, il vaincrait le Lord, il le tuerait et l'éradiquerait, lui donnait, un peu, c'était diffus et très léger, l'envie irréelle de prendre sa place.

    Quand au milieu du brouhaha perpétuel de ses pensées, Harry discerna ce besoin qui grandissait lentement, discrètement mais certainement, il n'hésita pas une seconde. Lui qui avait toujours voulu se taire, devait parler. Le dire oui, mais à qui ? Car il était hors de question que Ron ou Hermione soit au courant. Dumbledore, encore moins, Sirius, non plus, il ne voulait pas le décevoir !

    Puis en repensant à l'année précédente, Harry sut. Lupin. C'était la personne à qui il devait confier ses doutes. Lui même, posséder par une force maléfique en était esclave quelques jours par mois. Il devait connaitre cette sensation, il devait savoir ce qu'il arrivait à Harry en ce moment.

    Le brun se rua en haut de la volière à peine son dîner englouti, sans un mot pour ses compagnons qui le trouvait décidément bien mal en point. Il pensa à faire un crochet par son dortoir pour récupérer de quoi écrire. Arrivé dans la pièce glacée à l'odeur persistente de fiente, il s'appuya sur un plan d'eau et se mit à écrire.

    Au début, les mots ne venait pas et il raturait sans cesse son parchemin. Et puis à un moment, il eut une sorte de déclic. Et il écrivit. Il eut l'impression d'y passer des heures et de couvrir des pages et des pages de son écritures serrés et irrégulières. Finalement, un simple billet d'une trentaine de lignes. Qu'importe, cela suffirait !

    Il avait tout expliquer à Lupin, tout ce qu'il ressentait sans jamais évoquer ni les cauchemars ni Voldemort. Il se montra vague en décrivant uniquement ses montées de haine, son impulsivité et son agressivité latente, et puis cette soif de pouvoir nouvellement née qui l'inquiétait bien plus que tout le reste.

    Il accrocha le bout de parchemin roulé, à la patte d'Hedwige, et l'envoya en lui murmurant de trouver Lupin. La chouette au pelage blanc s'envola dans un bruissement d'ailes. Intérieurement, le coeur lourd et le visage fatigué, Harry espérait que Lupin lui réponde vite !


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Remus J. Lupin
Gryffondor
MessageSujet: Re: Cauchemars [Harry - Remus]   Sam 1 Déc - 23:17


Le moins que l’on puisse dire c’était que ce jour-là, Remus ne s’attendait pas à recevoir un courrier de la part de Harry. Il s’était levé ce jour, s’était préparé un thé et un toast beurré (qu’il avait pu acheter grâce à un petit boulot qui l’avait occupé les jours derniers). Il s’était habillé et étant descendu en bas de l’immeuble où il habitait pour remonter avec un journal en mains. Il aimait se tenir au courant ; des bonnes comme des mauvaises nouvelles. Etrangement, c’était plus souvent des mauvaises. Qui sait, peut-être qu’il espérait un jour voir un gros titre du genre ‘Sirius Black : réhabilité après plus de dix ans”. On peut toujours espérer...

Si Remus avait fait quelque chose d’intéressant ces dernières semaines ou durant l’été? Pas beaucoup, non, depuis qu’il avait quitté son poste à Poudlard en ne voulant pas attirer plus de problèmes à Dumbledore qu’il n’en avait déjà attiré. Remus était retourné vivre dans le minuscule appartement qu’il louait sous les toits pour une vingtaine de mornilles par jour et il avait enchaîné quelques petits boulots mais tous sans aucune conséquences. Avoir enseigné à Poudlard restera sûrement le plus beau travail qu’il n’aurait jamais oser espérer faire. Dumbledore avait rendu ce rêve possible. Avant d’obtenir ce poste, Remus n’avait même jamais eu conscience que ce travail lui plairait tant. A présent que cette époque s’était arrêté, il avait conscience de ce qui lui manquait.

Ce matin-là, Remus n’avait pas daigné sortir de ses couvertures. Il s’y serait même enterré vivant si seulement cela avait pu lui permettre de sortir dans le monde des vivants. Parfois, il préférait éviter la présence des gens le plus possible ; parfois, leurs regards étaient bien trop lourds. Même si cela n’était probablement pas vrai, il avait toujours la sensation de sentir les regards se poser sur lui quand il leur tournait le dos. Cela relevait plus de la paranoïa, sans doute mais il ne pouvait s’en empêcher. Alors ce jour-là, il était resté emmitouflé dans sa couverture qui commençait à être usée. Pour dormir, il ne prenait même pas la peine de retirer son pull car son petit appartement ne comprenait même pas de chauffage.

Peut-être parce que Remus était le genre de personnes à se sous-estimer grandement, il était loin de se douter que Harry aurait voulu lui écrire afin de lui demander conseils sur quelque chose ou pour se confier tout simplement. Il était même la dernière personne à laquelle il aurait pensé en telles circonstances. Lorsqu’il reçut la lettre écrite d’une écrite minuscule et serrée, ce fut avec surprise. Puis, c’est avec une déconcertation croissante qu’il avança dans la lettre - ainsi qu’une certaine inquiétude. Il avait conscience que si Harry ne se sentait vraiment pas aussi mal, il ne lui aurait pas demandé de l’aide. Remus était conscient de cela. Habituellement, il essayait dans la mesure du possible d’apaiser les gens de quelques façons que ce soit, de les aider.

A la fin de sa lecture, il déposa le parchemin sur ses genoux et c’est à ce moment-là qu’il se rendit compte de la présence d’Hedwige - Hedwige qu’il avait oublié sur le moment et qui attendait toujours sa récompense... - Tendant le bras vers un sachet de graines, il en attrapa deux qu’il lui lança. La chouette les attrapa toutes les deux en claquant des ailes le long du corps. Il l’entendit ensuite ululer de plaisir.

Retournant à la lettre, il se leva et finit par trouver un morceau de parchemin dans l’un de ses tiroirs. Il se mit à écrire, commençant plusieurs lettres mais les chiffonnant au fur et à mesure. Enfin, celle qu'il comptait envoyer fut la suivante :


    “Harry,

    J’ai lu ta lettre. Je ne vais pas m’attarder à l’écrit... Je pense qu’il serait mieux que l’on se rencontre quelque part dans les jours à venir pour parler car ça a l’air d’être trop important pour que l’on puisse en parler librement à l’écrit. Un face-à-face serait plus facile. Je peux me débrouiller pour emprunter une cheminée au pire et apparaître dans la salle commune des Gryffondors une fois que tout le monde sera couché. Aux environs de minuit?

    Remus. “


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« Si l'esprit est la lumière qui éclaire le monde,
le coeur est le feu qui les soutient : si la raison parfois s'égare, c'est le coeur qui la ramène. »


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Harry J. Potter
Gryffondor
MessageSujet: Re: Cauchemars [Harry - Remus]   Dim 23 Déc - 13:35

19 Septembre 1994


Harry s'était levé ce matin là le coeur gros. Comme d'ordinaire, c'était ses cauchemars qui l'avaient tirés du lit. Le seul point positif aux hurlements qu'il avait encore du pousser toute la nuit au risque d'empêcher tout son dortoir de dormir, était qu'il ne souvenait pratiquement de rien ce matin.

Parfois il gardait en mémoire le souvenir cuisant des scènes chimériques qui s'étaient déroulées pendant la nuitée, mais aussi de temps en temps, il oubliait tout. Comme si sa conscience et les mécanismes de refoulement se réveillaient pour le protéger un peu des horreurs qu'il vivait chaque nuit.

Ron était encore endormi quand Harry s'éveilla et il s'appliqua à ne pas faire de bruit. Il troublait déjà suffisamment son sommeil durant la nuit, autant ménager celui du petit matin. D'ailleurs il était plutôt tôt mais le Gryffondor n'avait plus sommeil. Autant s'occuper ... Ca lui évitait de penser aux centaines de détails morbides que son esprit critique désirait élucider alors que son esprit onirique voulait oublier.

De plus, il gardait à l'esprit le souvenir de la retenue avec Malfoy. C'était il y avait quasiment une semaine mais ça restait toujours aussi vif dans sa mémoire. Ca aussi, ça le troublait. Davantage encore qu'il ne voulait l'avouer car il faisait absolument tout pour simuler une joie de vivre délirante à ceux qui l'entouraient.

De toute façon tout cela envahissait beaucoup trop sa vie et lui qui rêvait de paix et de tranquillité, ne semblait trouver que bouleversement sur bouleversement. Comme si un petit lutin facétieux voulait impérativement faire de sa vie un enfer.

Harry descendit en pyjama dans la Salle Commune. Après tout il n'était que six heures et les cours ne prenaient qu'à dix heures, et encore, uniquement pour ceux qui avaient choisi l'option Quidditch. Il avait le temps d'essayer un minimum de se détendre.

S'il y parvenait ! Car à peine s'était-il plonger à corps perdu dans ses stratégies pour le premier match de l'année -oui car sa promotion au poste de capitaine de l'équipe lui conférait de nouvelles responsabilités- qu'un bruit sourd vient troubler son repos.

C'était Hedwige qui tambourinait aux carreaux avec sa patte crochue. Elle portait un message et semblait bien heureuse de pénétrer dans la pièce à l'atmosphère tiède qui tranchait avec la brise d'automne à l'extérieur. Harry attrapa la chouette sur son avant-bras et vint s'asseoir tranquillement avant de détacher le parchemin.

Il prit le temps de flatter un peu le pelage immaculée de l'oiseau avant de jeter un "Accio Miamhibou" pour voir voler vers lui un paquet de confiserie pour volatile dont il donna quelques spécimens à Hedwige. La chouette le remercia d'un affectueux coup de tête dans le cou et partit trouver un repos bien mérité à la volière.

Harry s'installa confortablement dans le fauteuil qu'il affectionnait particulièrement et déroula le parchemin. C'était Lupin. Sa réponse avait été immédiate et le ton de ses mots laissait transparaître l'inquiétude de son ancien professeur Harry fronça les sourcils et relut plusieurs fois la missive.

Remus Lupin voulait qu'ils se parlent ou se rencontre en vrai. Après tout, ça ferait un bien fou à Harry d'avoir la visite de ce vieil ami de son père qui était sorti de sa vie avec beaucoup de précipitation à son gout. Déjà qu'il lui était impossible de voir Sirius ... Au moins Remus jouerait ce rôle de substitution à merveille.

Harry attrapa immédiatement une plume et de l'encre et se mit à répondre à Lupin directement derrière son propre parchemin. Hedwige ne serait pas contente de se voir rappeler ainsi mais il n'avait pas le choix, il fallait que la lettre arrive vite. Il avait tant de choses à dire à Lupin ... Et peut être était-il en contact avec Sirius ? Peut être lui donnerait-il des nouvelles de son parrain ?

    Cher Remus Lupin,

    Je suis parfaitement d'accord avec vous pour une rencontre ! Le prochain week-end à Pré-au-Lard est encore loin et d'ici là je pense que j'aurais besoin de vous davantage encore. Je vous propose de nous retrouver ce soir à minuit dans la cheminée de la Salle Commune comme vous le suggériez ! J'ai hâte de pouvoir enfin vous parler ! J'ai une bonne centaine de choses à vous dire. Merci pour tout.

    Impatiemment,
    Harry

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Remus J. Lupin
Gryffondor
MessageSujet: Re: Cauchemars [Harry - Remus]   Jeu 27 Déc - 4:13


- 19 Septembre 1994 -


Remus était resté préoccupé par la lettre que lui avait envoyé Harry ce jour-là. Il l’avait relue à plusieurs reprises depuis le moment où il avait laissé la chouette du fils de son meilleur ami s’envoler par la fenêtre du dernier étage de la maison dans laquelle il logeait.

Ce serait un euphémisme de dire qu’il était inquiet. A chacune des lectures qu’il fit de la lettre, son inquiétude sembla croître davantage. D’un autre côté, il était rassuré que Harry ait suffisamment confiance en lui pour lui avoir écrit une lettre. En vérité, avant cela, il ne se doutait pas que l’adolescent avait autant confiance en lui pour pouvoir oser se confier... Il ne le lui dirait sûrement jamais mais il lui était infiniment reconnaissant.

Les faits qu’il avait lu dans la missive de Harry le tint éveillé une bonne partie de la nuit. Il était impatient d’en savoir plus sur cette histoire et donc de rencontrer Harry au plus vite - ce soir il l’espérait. Il espérait que Harry lui renvoie une réponse positive pour le soir même. Plus tôt ils se verraient et parleraient, plus tôt il pourrait éclaircir cette affaire plus que sérieuse. Le lycan prenait la lettre du jeune Gryffondor comme une sorte d’appel au secours. Parfois, il était facile de lire au travers des mots. C’était de cette façon qu’il avait finalement interprêté sa lettre et il ne faillirait pas à la tâche.

Il ne décevrait pas son meilleur ami s’il était encore là ; il ne décevrait pas James : son fils avait besoin d’aide. Il savait que James avait confiance en lui pour mener à bien cette mission... Il pouvait presque l’entendre le lui dire. Parfois, même si en réalité tout se passait dans sa tête, il avait encore l’impression de les entendre. Il pouvait les voir aussi. Lily et James. Ils lui parlait, ils lui disait souvent de garder courage et confiance ; ils lui disaient qu’ils avaient foi en lui et que s’ils n’étaient plus là pour prendre soin de leur fils, lui - Remus - devait le faire à leur place. Le problème étant, qu’il ne savait pas exactement comment faire...

Quelquefois, il se disait être fou, qu’il n’y avait personne autour de lui mais il se plaisait à penser qu’il n’était pas si fou que cela et qu’ils étaient bel et bien présent près de lui - ils l’étaient toujours.

Au petit matin et selon ses espérances, la réponse de Harry lui parvint finalement. Remus n’avait pas dormi de la nuit, torturé par ses pensées, tournant et retournant dans son esprit les “paroles” du fils de ses amis. Lorsque Hedwige tambourina au carreau de la fenêtre avec son bec, Remus sursauta légèrement mais aussitôt sa tête se tourna vers l’origine du bruit et apercevant la chouette au plumage immaculé il se leva et alla lui ouvrir. La recueillant sur son bras, il lui caressa la tête :

”Alors Hedwige, quelles nouvelles de ton maître m’apportes-tu...?” Sur ces mots, il détacha la lettre de la patte de la chouette et revenant près du lit, il la posa près du paquet de Miam Hibou posé là. Tandis qu’elle picorait deux-trois graines, Remus s’installa sur le lit et ouvrit la lettre de Harry avec une impatience contenue.

Il parcourut les quelques lignes presque avec avidité et dès qu’il les eut terminées, il releva le regard en cherchant déjà sa plume des yeux. Comme il y restait de la place sur le parchemin en-dessous du premier message, il ne prit pas la peine d’en attraper un autre et écrivit sur le même quelques mots d’une écriture rapide mais soignée.

“A ce soir minuit. Remus. “

Après cela, Hedwige ne tarda pas à être renvoyée par la fenêtre avec, à la patte, le même parchemin roulé de nouveau sur lui-même. S’habillant pour sortir, le lycan enfila un vieux pull un peu usé ainsi que sa vieille cape par-dessus. Après avoir dissimulé sa baguette magique dans les replis de cette dernière, il sortit de son appartement, descendit les escaliers en bois de la maison et émergea à l’air libre. Trouver une maison vide lui prit une bonne partie de la journée mais il finit par en trouver une quelque part dans le Kent. Les propriétaires étaient partis en vacances pendant deux semaines et il n’y avait personne aux alentours. C’était parfait. Remus fit toutefois les quelques vérifications d’usage et apposa également quelques sortilèges pour le prévenir en cas d’intrusion. Il se posa ensuite dans le salon, feuilletant un bouquin emprunté dans la bibliothèque mais n’osant par contre pas toucher aux placards de ,nourriture même quand son ventre commença à grogner.

Aux alentours de onze heures du soir, il commença à sentir l’impatience tourbillonner dans ses veines et ses yeux ne quittèrent plus l’horloge située face à lui. Le temps semblait aller beaucoup trop lentement à son goût. Beaucoup trop... A vingt-trois heures cinquante cinq enfin, il se trouvait déjà à genoux devant la cheminée, prêt à jeter dans le feu la poudre qui lui permettrait de se transporter dans la cheminée de la salle commune des Gryffondors à Poudlard. il espérait que Harry n’avait pas eu d’empêchement ou que plus personne ne se trouvait encore dans la salle commune...

Il était temps. Jetant la poudre dans la cheminée, il prononça l’incantation tout en dirigeant sa baguette sur le feu qu’il avait pris soin d’allumer dans l’âtre puis, il “entra” dans la cheminée. Le feu ne le brûla évidemment pas ; il sentit simplement dans le haut de son corps de légers picotements plutôt agréables. Une partie de son corps resta bien sûr dans la maison à des centaines de kilomètres de Poudlard ; il pouvait encore sentir la moquette sur laquelle ses genoux se trouvaient.

Le décor de la salle commune de Gryffondor se dessina doucement devant ses yeux et, pendant quelques secondes, il ressentit comme une légère amertume en contemplant de nouveau ce décor... Cela faisait tellement d’années qu’il ne l’avait pas vu... En vérité, il ressentait une certaine confusion. Il ne savait pas exactement s’il se sentait heureux ou triste de se trouver à nouveau ici.


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