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Juste un Dilemme [Hermione -Terry]

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Hermione J. Granger
Gryffondor
MessageSujet: Juste un Dilemme [Hermione -Terry]   Sam 1 Déc - 22:00

Juste un Dilemme
Vendredi, 30 Septembre 1994


« Ma chérie,

Ton père et moi avons réfléchi ces derniers temps et nous sommes tombés d'accord sur le fait qu'il serait bien que nous partagions d'avantage de moments en famille. Depuis que tu es à Poudlard, nous n'avons plus l'occasion de te revoir si ce n'est durant les grandes vacances d'été. Et encore, tu quittes bien vite la maison en te rendant chez cette bonne famille de Sorciers, les Weasley. Seulement, tu me manques à moi et ton père et ce ne sont pas tes lettres, que nous chérissons, qui peuvent combler le vide que tu laisses à la maison. Nous te proposons de partir une ou deux semaines au Ski, en France et plus précisément dans les Alpes. Ce serait pendant tes vacances de Noël bien évidemment et tu n'imagines pas la joie que nous aurions si tu devais accepter cette offre, ma chérie !

J'espère que tes résultats scolaires sont toujours aussi excellents mais quoi qu'il en soit, sache que nous serons toujours fiers de toi. Et si quelque chose ne va pas, n'hésite pas à nous l'écrire.
Prends soin de toi,

Maman et Papa. »

Hermione relisait la lettre qu'elle venait de recevoir ce matin, apportée par un hibou de la Volière. Comme d'habitude, elle était toujours heureuse de recevoir quelques nouvelles de ses parents mais aujourd'hui, elle se mordillait la lèvre inférieure qui était la manifestation d'une certaine gêne et d'un grand doute qui la rendait si peu sûre d'elle. Elle n'avait aucune raison de refuser ces vacances aux Alpes, dans un beau décor de neige et qui lui permettrait de pouvoir skier pour la première fois de sa vie. Et puis, elle ne voyait pas beaucoup ses parents, c'était bien vrai. Les vacances d'été s'avéraient souvent courtes et même quand elle était chez elle, elle ne sortait pas beaucoup puisqu'elle entamait ou finissait la lecture de ses nouveaux manuels scolaires de sorcellerie. La communication manquait la plupart du temps entre elle et ses parents et on pourrait croire qu'au fil du temps, la famille Granger soit devenue un peu moins complice en son sein. Elle s'en souvenait parfaitement qu'étant toute petite, ses parents avaient toujours été ses confidents et jamais elle n'osait leur cacher quoi que ce soit. Ses problèmes d'intégration aux écoles moldues, ses parents étaient au courant mais malgré leur soutien, Hermione n'avait jamais eu de vrais amis et avait toujours été considérée simplement comme l'intellectuelle de service, pas jolie à cause de sa touffe de cheveux et de ses grandes dents et également bizarre parce qu'elle aimait lire et poser des questions culturelles à l'instituteur. Même dans les moments les plus durs, monsieur et madame Granger avaient toujours été là pour elle qui était fille unique et qui n'avait donc aucun frère ou aucune sœur pour l'aider à s'en sortir. Mais aujourd'hui, Hermione culpabilisait au fond d'elle puisqu'elle ne rendait pas à ses parents tout ce qu'ils lui avaient fait pour qu'elle soit heureuse. Elle avait même l'impression de préférer rester avec ses amis plutôt qu'avec eux... a vrai dire, depuis sa première année, Harry et Ron étaient devenus ses meilleurs amis donc elle se confiait beaucoup plus à eux qu'à ses parents alors le rôle de ces derniers s'était un peu... effacé.

Assise à la table des Gryffondor et à l'abri des regards des deux garçons qui étaient concentrés sur un article de la Gazette du Sorcier, la jeune fille sortit un bout de parchemin ainsi qu'une plume et se résolut à répondre à cette lettre. Le plus tôt sera le mieux et elle n'aura plus à douter plus longtemps. Seulement, elle ne savait pas si elle accepter ou refuser. D'un côté, elle désirait vraiment partir avec eux mais d'un autre côté, une force invisible la retenait à Poudlard et penser à tout ses cours ainsi qu'à ses amis lui donnaient une raison de ne pas s'en aller. Elle devina que si elle devait demander l'avis à ses deux acolytes, ces derniers l'encourageraient à accepter et poutant, elle ne sentit pas l'envie de répondre positivement. Cela lui faisait un peu mal, au fond, de décliner des instants familiaux tant convoités par ses géniteurs mais elle tenta de se rassurer en se disant qu'elle pourrait tenter d'organiser quelque chose avec eux durant Pâques ou pendant l'été. La lionne mit plusieurs minutes pour trouver ses mots et écrire un premier brouillon qu'elle souhaitait parfaitement bien rédiger afin de ne pas faire de mal à ses parents. Ainsi, elle parvint à écrire une lettre bien tournée, dans laquelle elle exprimait ses profondes excuses ainsi que tout l'amour qu'elle leur portait.  En la relisant, elle se trouvait pathétique et pourtant, elle ne voyait pas comment leur dire l'idée principale autrement. Elle finit par soupirer, dégager ses mèches ondulées qui retombaient devant ses yeux puis plia soigneusement la lettre. Elle s'excusa auprès de ses compères et s'en alla de la Grande Salle en se couvrant de son manteau, de son écharpe et de se bonnet aux couleurs dorées de sa maison.

Affronter les extérieurs ne lui parut pas être une partie de plaisir surtout que la période d'automne n'offrait aucune chaleur ambiante et que les arbres dénués de feuilles faisaient inspirer l'inquiétude et la mélancolie. Et puis, le froid n'était pas négligeable et avec toutes ces sorties en cours de Botanique ou de Soin aux Créatures Magiques avaient valu à Hermione un bon début de grippe. Elle s'en souvenait parfaitement... c'était il y a plus d'une semaine. Elle s'était pourtant bien protégée par des vêtements de laine épais mais cela n'avait pas était suffisant et elle avait rapidement été touché par la météo mauvaise de cette matinée. Le lendemain, elle s'était retrouvée dans un état totalement maladif mais elle avait été assez têtue pour se rendre au cours de Hagrid. Mais cela n'avait fait qu'empirer le tout et le garde-chasse lui avait conseillé d'aller à l'infirmerie. Cela lui avait fendu un peu le cœur de devoir louper la métamorphose qui avait été le cours suivant sur son emploi du temps. C'était une matière qui lui tenait à cœur mais en raisonnant de manière rationnelle, elle avait finit par sécher volontairement ce cours pour prendre soin de sa santé à l'infirmerie. Elle avait jugé qu'elle n'était peut-être pas apte d'être efficace en cours alors qu'elle était malade. Aujourd'hui, elle espérait que cette petite excursion à la Volière ne lui ferait pas revivre le même épisode. Rater les cours à cause de grippes ou de crève, cela ne l'enchantait guère. Rapidement, elle traça le parc en observant le sol, sans adresser de regards au paysage ou autres élèves d'à côté. Hermione repensait encore à cette proposition de vacances dont désiraient vraiment ses parents et elle se sentait presque minable d'avoir refusé. Tout en montant les escaliers pour rejoindre la Volière, elle se demanda si, finalement, il valait mieux qu'elle écrive une autre lettre et qu'elle accepte. Après tout, elle pouvait essayer de se passer de la bibliothèque de Poudlard durant quinze jours, non ? Il était évident que sa famille comptait beaucoup pour elle, bien plus que ses notes mais même en essayant de se le persuader, elle ne parvenait pas à se détâcher des jours perdus en révisions, à cause d'une activité de neige qu'elle n'avait d'ailleurs jamais pratiquée.

Enfin, elle parvint jusqu'au sommet. Même ses gants n'avaient pas pu réchauffer ses mains et elle ressentait parfaitement le gel au bout de ses doigts et elle se frotta les mains vivement en espérant se les réchauffer un peu. L'hiver risquait d'être encore plus rude que l'automne car même sans la neige, le temps ne s'avérait pas indulgent. Elle grimpa les derniers escaliers qui menaient au sommet de la Volière et observa les hiboux qui se tenaient tout autour d'elle, en la regardant de leurs yeux ronds et curieux. Seulement, elle baissa rapidement le regard et déplia sa lettre...

Un long moment d'hésitation la perturba de nouveau.

Fiche par ©Yuki Shuhime, ne pas reproduire






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Terry Boot
Serdaigle
MessageSujet: Re: Juste un Dilemme [Hermione -Terry]   Sam 15 Déc - 14:02



Journée habituelle, pour Terry. Debout aux premiers reflets orangés de l'aube, bien que dissimulés sous un épais manteaux filtrant de nuages, il s'était rapidement préparé, pour être le premier élève debout. Il avait toujours été matinal, depuis le début de sa scolarité à Poudlard. L'avenir appartenait aux gens qui se levaient tôt, me direz-vous ? C'était sûrement ce qui attirait tant le Serdaigle solitaire. L'avenir, qu'il voulait le plus ambitieux possible. Sa seule motivation n'était que sa réussite scolaire, projetée devant son avenir sentimental. Après tout, que pouvait-il bien espérer ? Timide, pas franchement beau garçon et peu habitué au contact humain, l'idée de s'établir dans un couple ne passait pas même dans son esprit ... Qui voudrait bien de lui, en y réfléchissant ?

Seulement, comme tout être humain, il arrivait à Terry de passer par des passes plus difficiles, frôlant la dépression par moment. Malheureusement, ses idées grises et ternes flottaient inlassablement au-dessus de lui. Il n'était pas exempté, même s'il travaillait d'arrache-pied, toujours plongé dans ses épais bouquins à la Bibliothèque, même s'il recevait des notes pour lesquelles n'importe qui aurait pu être arrogant ou fier. Il n'évitait pas les visions qui présentaient un futur isolé, à l'écart du genre humain, triste.

Terry, chargé comme tous les jours, par son sac qui menaçait de se rompre, et déverser l'ensemble de son contenu sur le sol pierreux et poussiéreux de Poudlard, arpentait, sans savoir où aller, le labyrinthe qui s'étirait sur plusieurs kilomètres. Où aller ? Que faire ? Seul, peu d'activités s'offraient au Serdaigle, blasé. A part étudier, que pouvait-il bien faire ? Rien, absolument rien.

N'était-il pas destiné à une solitude éternelle et immuable ? Ce questionnement, qu'il ne cessait de différer dans son esprit, revenait chaque jour, chaque seconde, comme une alerte à laquelle il fallait prêter toute son entière raison. A la place, Terry préférait ignorer le signal rouge clignotant, et partir étudier, pour espérer un jour devenir Médicomage. Et s'il devait devenir plus ouvert, et moins sérieux ...

Terry percevait en réalité une sorte de sélection naturelle, dans la société. Comme si une mutation permettait à un individu de persister, ou, au contraire, de périr, devant la difficulté infligée par la vie, âpre et impartiale. Oui, il se sentait victime, différent pour son goût prononcé pour les études et les devoirs. Mais, au fond de lui-même, Terry se promettait que cette petite caractéristique, qui faisait de lui un être incompris par de nombreux adolescents du même âge que lui, ne serait pas le coup fatal. Oh non, il en ferait un avantage, une qualité qu'il exploiterait jusqu'à son dernier souffle.

Terry débarqua, étonné par ses jambes qui avaient pris un chemin différent, devant la Grande Salle, pour bifurquer à droite. Franchissant l'épaisse porte en chêne massif, il sentit l'air humide et froid s'engouffrer dans ses poumons. Ses pieds frappaient, en une cadence rythmée et régulière, les pavés gris de la cour, pour enfin tomber sur la résonance d'un bois sec. Après avoir parcouru le pont, Terry ne remarqua même plus la mollesse de ses pas, feutrés par l'herbe grasse. Non, un spectacle attirait toute son attention, remuant encore plus le couteau dans la plaie béante, qui ne cessait de saigner au fond de son coeur.

Deux Poufsouffles, apparemment complices, main dans la main, s'avançait sur l'étroite côte qui menait jusqu'à la Volière, qui s'érigeait au loin, comme une tour de contrôle dans un aéroport. Le couple, heureux vu les rires qui s'échappaient, longeait en même temps l'espèce de crête.

Sans réellement comprendre pourquoi ni comment, le regard de Terry s'embua, devenant flou. Pressant le pas, il dépassa le binôme amoureux, refoulant ses larmes avec la plus grande peine du monde. Une petite rectification s'obligeait : le penchant sentimental de Terry n'était pas complètement ignoré. C'était, en réalité, une zone d'ombre pour lui, un doute immense qui s'était installé. Espérait-il rencontrer quelqu'un dans sa vie, qui puisse l'aimer tel qu'il l'est ? Terry en rêvait, c'était certain. Aussi, mettant sa continence à rude épreuve, ses yeux redevinrent normaux, effacés de la mélancolie passée. Montant les marches pierreuses qui menait à la tour peu isolée, dans laquelle des courants d'air traversaient ça et là par des fentes immenses, le Serdaigle débarqua finalement dans l'alcôve ronde, plongée dans les hululements des hiboux, effrénés et mécontents pour certains, impatients de remplir une nouvelle fonction pour les autres.

Terry écarquilla les yeux, apercevant qu'une élève était déjà là, se décidant a priori quelle chouette apporterait la lettre qu'elle tenait dans ses mains, menaçant de froisser la missive. Seulement, Terry se rendit rapidement compte qu'il s'agissait d'Hermione Granger, la seule élève qui réussissait exemplairement, et mieux encore que Terry.

A vrai dire, en toute honnêteté, le Serdaigle, malgré l'avis général des autres de sa promotion, ne sentait pas ennemi de la Gryffondor. Au contraire, d'ailleurs. Il l'admirait, en quelque sorte, pour l'engouement et l'implication dont elle faisait preuve chaque jour, en classe, ou dans son temps libre. En réalité, Terry se sentait proche d'elle, vu leur ressemblance sur ce point là.

A peine eût-il posé un pied sur le sol recouvert de paille et de fiantes qu'Hermione se retourna, observant le nouvel arrivant. Aussitôt, les joues creuses de Terry s'empourprèrent. Gêné, pensant qu'il dérangeait la meilleure élève que Poudlard n'ait jamais eu dans ses rangs, il bredouilla, se justifiant :

"Je ... J'allais envoyer un bon de commande, pour un abonnement ..."

Il extirpa le bon de sa poche, rempli préalablement avec un soin notable. Il agita légèrement sa main, montrant l'unique preuve, recouverte d'une écriture régulière et soignée. Aussi, il ajouta, fixant ses pieds, tant il était peu habitué à se trouver seul avec la Né-Moldue :

"Mais, je peux revenir plus tard. Tu avais l'air de réfléchir ... Je repasserai ..."

Il pivota, pressé de sortir. Plaquant ses deux mains froides sur ses joues cuisantes, il allait passer l'encadrement de la porte minuscule, se demandant pour quelles raisons il était aussi mal à l'aise en compagnie de la meilleure élève de la promotion.

Au fond de lui-même, il espérait être retenu, souhait dicté par une force invisible, inconnue.

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Terry Boot
Quatrième Année
Serdaigle
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Hermione J. Granger
Gryffondor
MessageSujet: Re: Juste un Dilemme [Hermione -Terry]   Sam 29 Déc - 0:38


Elle était prête à rester des heures dans cette volière tant qu'elle n'avait pas résolu sa propre affaire. Et puis, il n'y avait personne pour se demander pour quelle raison diable elle restait immobile et perplexe. Hermione avait l'impression de tenir entre ses mains une décision cruciale et pourtant, les conséquences de n'importe quel de ses choix ne prendraient pas sûrement une grande ampleur sur sa vie si ce n'est que ses parents risquaient d'être déçus dans un cas. Elle ne voulait pas subir leur désappointement mais au fond, elle désirait rester à Poudlard. Partagée entre ses propres envies et celles de ses parents, elle ne sut quoi en penser. Comme pour méditer sur la question, elle jeta un regard furtif aux extérieurs du château, visibles par les petites fentes de cette tour Ouest. Elle ignorait en quoi cela allait l'aider à prendre sa décision mais elle espérait y trouver de quoi la détendre un peu, ne serait-ce que pour évacuer le léger taux de stress qui venait de monter. Et ce n'est que lorsqu'elle baissa les yeux vers les escaliers descendants qu'elle aperçut qu'un jeune garçon venait fraîchement d'arriver à la volière. Sur le coup, elle se sentit un peu gênée... peut-être parce que cela faisait trop longtemps qu'elle bloquait à la même place.

Sans le vouloir, elle adressa un sourire timide au nouveau venu en tentant tant bien que mal de cacher sa gêne. Quand elle le vit de plus près, elle perdit doucement son sourire et regardait fixement Terry Boot qui se tenait à quelques mètres. A vrai dire, elle ne s'était pas attendu à le voir. En fait, elle n'attendait personne mais au moins, elle rencontrait une personne qu'elle connaissait. Hermione ne parlait pas énormément voire jamais à ce garçon qui était pourtant dans sa classe. C'était quelqu'un de discret, plutôt timide et assez renfermé dans son petit groupe d'amis. En fait, la formation de groupes empêchaient généralement de pouvoir se parler. Chacun avait ses amis, après tout. Mais Hermione ne pouvait s'empêcher de repenser à la chance qu'elle avait eut de pouvoir quitter la solitude en première année. Cela n'avait pas été facile, vraiment. Depuis sa petite enfance, elle avait eut du mal à se faire accepter par les autres enfants du fait qu'elle ne pratiquait pas les activités qu'eux. Au lieu de jouer à la marelle ou bien aux billes, elle préférait lire ou parler du reportage qu'elle avait regardé la veille sur la vie des animaux. Apparemment, cela n'avait jamais plû aux autres enfants qui avaient toujours pris un malin plaisir à se moquer d'elle ou à abuser de sa gentillesse. Heureusement, elle avait toujours eu des adultes dans son dos pour l'aider à s'en sotir.

Aujourd'hui, il se trouvait que Poudlard avait pu lui permettre de connaître la vraie amitié et d'être appréciée par la plupart des élèves de sa maison même si beaucoup ne cesse encore d'imiter gorssièrement ses manières en classe. Néanmoins, même si cela l'affectait un peu, elle faisait toujours semblant d'ignorer. Cela devait être un peu près la même chose pour Boot, peut-être. De ce qu'elle analysait et déduisait de chacun de ses cours en commun avec Serdaigle, il s'en sortait presque aussi bien qu'elle. Il était un des éléments moteurs qui faisaient avancer le cours rapidement grâce à ses bonnes réponses qui lui valaient un bon nombre de points apportés à sa maison. En y repensant, cela étonnait la jeune fille qu'elle ne se soit pas rapprochée plus amicalement de ce garçon. Après tout, ils partageaient certainement une même passion pour le savoir et la bibliothèque. Oui, sans aucun doute. Elle le voyait fréquemment à la bibliothèque mais chacun restait dans son coin parce qu'ils ne se connaissaient pas suffisemment. Et puis il fallait dire qu'Hermione n'était pas tellement du genre à faire le premier pas vers les gens surtout s'il s'agissait d'un garçon. En dehors de Harry et Ron, elle rougissait beaucoup plus facilement et avait du mal à faire face à sa timidité. Mais elle s'améliorait d'année en année, au fil de sa prise de maturité. Ne sachant absolument pas quoi dire à Boot, elle préférait se taire. Un "bonjour" aurait été tentant comme marque de politesse et pour ne pas dire qu'elle l'avait vu mais qu'elle l'avait ignoré mais sur le coup, elle n'avait pas exécuté cette idée sous le coup de la surprise de cette venue inopinée. Elle opta pour la facilité et attendit que cela ne se passe. Terry pouvait toujours la saluer d'un signe de tête auquel elle répondrait certainement ou tout simplement passer devant elle comme si de rien n'était.

Durant un instant, elle songea qu'il allait prendre cette dernière alternative, lui aussi songeant à la facilité qui lui permettait de ne pas trahir sa nature timide. Pourtant, il en décida autrement et au final, c'était sûrement moins gênant que d'ignorer et de se savoir ignoré. La lettre de ses parents cachée derrière son dos, elle se tourna d'avantage vers lui quand il lui avoua qu'il allait envoyer un bon de commande pour un abonnement. Un abonnement de journal certainement. Hermione ne répondit pas tout de suite et observa le bon que le jeune homme venait de sortir de sa poche. Il avait l'air timide et il lui semblait impossible de camoufler le rouge qui teintait ses joues. Pendant une seconde, Hermione se demandait si elle était si intimidante que cela ou si c'était une timidité maladive qui dotait Boot. Elle, qui au fond ne pouvait s'empêcher d'analyser les gens pour mieux les comprendre et se sentir à l'aise avec eux, observa son visage fin et hésitant avant de s'attarder sur les détails qui ornaient ses vêtements le protégeant du froid. Elle voulut répliquer qu'il n'avait pas à se justifier mais aussitôt, comme si le Serdaigle avait flairé l'examen auquel elle le faisait passer de ses yeux noisettes, il pivota pour sortir de la Volière après avoir ajouter qu'il repasserait plus tard afin de ne pas la déranger.

A ces paroles, la Gryffondor cessa tout de suite de l'observer et put enfin sortir de son mutisme. Elle n'avait surtout pas envie de le faire partir à cause de sa présence, d'autant plus qu'elle n'était même pas fichue de prendre une décision assez rapidement. Non, le pauvre Boot ne pouvait quitter ce lieu pour une raison aussi idiote. Et puis bizarrement, c'était la première fois qu'il lui adressait la parole et elle préférait faire de plus amples connaissances même si cela passait par de simples salutations et mots de politesse. C'était toujours une personne en plus dans son réseau social, même s'il y avait des chances qu'ils ne se reparlent plus avant un bon bout de temps. Hermione avait certes du mal à faire des approches mais si quelqu'un lui en faisait une, alors elle se montrait un peu moins farouche.

« - Euh non, tu peux rester je t'en prie. C'est la volière de tout le monde, pas uniquement la mienne donc ne t'en fais pas pour moi et envoie ton bon. » dit-elle d'une voix qu'elle voulait rassurante.

En prime, elle lui fit un petit sourire sincère pour le faire sentir un peu plus à son aise. Cet élève avait l'air si fragile qu'elle se demandait comment devait être sa vie au quotidien. Il était clair qu'en vivant avec les Gryffondor, elle ne rencontrait que peu de personnes timides et calmes à part Neville Londubat. Mais il fallait avouer que cette année, ce dernier avait un peu plus de culot qu'auparavant. Terry Boot était vraiment différent de ces personnes là et elle doutait que tous les Serdaigle soient aussi comme lui. Chez les bleus étaient mis en valeur la soif de connaissance et la sagesse. Rien d'autre comme la timidité ou la gentillesse. Le reste devait être une des particularités du Né-Moldu.

« - De toute façon, je ne comptais pas rester ici bien longtemps. J'ai simplement une réponse...euh, à envoyer à mes parents. »






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Terry Boot
Serdaigle
MessageSujet: Re: Juste un Dilemme [Hermione -Terry]   Sam 29 Déc - 19:21




Terry dissimula rapidement l'allégresse éclatante qui germait au fond de ses entrailles, comme une série de vagues tièdes, frôlant le chaud, se déversant progressivement dans toutes les cellules de son corps. Le Serdaigle ne comprenait pas l'origine de cette réaction biochimique exceptionnelle, dont Terry n'avait pas le souvenir, et ni même l'interprétation. Expliquer pourquoi il ressentait une telle joie lui était impossible. Et attiser la fournaise ardente qui s'étalait sur ses joues lui était encore moins possible. Nerveusement, ses mains s'acharnaient sur les habituelles plaques d'eczéma, qui avaient réapparu dans de nombreuses plaques, annexant l'épiderme de ses avant-bras.

"Euh non, tu peux rester je t'en prie. C'est la volière de tout le monde, pas uniquement la mienne donc ne t'en fais pas pour moi et envoie ton bon."

Sa voix, claire, presque cristalline, qu'il avait l'habitude d'entendre pendant les cours associés avec les Gryffondors, sonnait mélodieusement en un léger hymne, agréable à entendre. Terry ignorait pour quelles raisons il ne s'était pas approché plus tôt de la meilleure élève de sa promotion. C'était réellement dommage, quand on y pensait. La dure loi de la sélection naturelle, comme Terry le pensait. Appartenir à un groupe devenait nécessaire, et vital : le mécanisme interne d'une classe se basait tout le temps sur les interactions entre différents groupes d'élèves. C'était ainsi qu'une classe pouvait être dynamique.

Enthousiasmé par l'invitation, Terry se retourna, laissant ses yeux se balader sur les nombreuses petites alcôves, destinées aux différentes chouettes qui attendaient éternellement une nouvelle missive à apporter, dans une contrée éloignée, histoire de se dégourdir les ailes. Il traversa la volière, tout en évitant de croiser le regard de Hermione, qu'il sentait peser sur lui. Il était déjà terriblement mal à l'aise et plonger son regard dans les yeux noisettes de la première de la classe ne l'aurait, sans aucun doute, pas aidé. Aussi, ses yeux rivés et fixés, en une gêne terrible et ostensible, sur le bon qu'il tenait toujours dans sa main. Nerveux, ses sens étaient portés à vif, il chercha une bonne chouette qui se chargerait de la mission officielle, qu'il avait remplie de la manière la plus hiératique possible. Il jeta son dévolu sur un grand duc, aux plumes marrons et tachées, à certains endroits, de noir ou de blanc.

Alors qu'il veillait avoir bien rempli son coupon, une énième fois, la voix angélique de Hermione brisa une nouvelle fois le silence, annonçant :

"De toute façon, je ne comptais pas rester ici bien longtemps. J'ai simplement une réponse...euh, à envoyer à mes parents."

Terry souriait, presque naïvement. Il connaissait cette situation, étant lui aussi un Né-Moldu. L'incompréhension des parents, l'interrogation d'une rencontre en famille sans cesse renouvelée, c'était connu, et vécu, pour le Serdaigle.

Il attacha soigneusement le bon à la patte gauche de l'hibou, qui jetait un regard méprisant et presque furibond à l'élève. A priori, il n'était pas très enjoué, d'être ainsi dérangé pendant une pause, sûrement dûment méritée. Aussi, fouillant sans sa poche, il extirpa quelques croquettes, et les présenta, en qualité de gage et de close de contrat, à la chouette relativement réticente. Après les avoir attrapé à l'aide de son bec, l'animal profita encore quelques instants des doigts fins du Serdaigle, qui caressaient, dans un rythme doux et lent, les plumes qui s'alignaient sur les partie ventrale du volatile.

Il présenta finalement son bras, invitant l'imposant hibou à s'installer sur l'anatomie ainsi présentée, pour prendre son envol. Puis, allongeant son bras à travers une fente, sans doute une meurtrière médiévale. Aussi, mouvant légèrement son bras en un balancement discret, Terry donna une nouvelle impulsion, un élan généreux à la chouette, dont l'ébauche s'amincissait déjà à l'horizon, qui planait au-dessus de Poudlard, serpentant les tourelles qui s'étiraient vers le ciel.

Puis, Terry se retourna, enfin. Cinq bonnes minutes s'étaient écoulées, et Terry se doutait que Hermione devait attendre une réponse, n'importe laquelle. Seulement, il avait préféré attendre le plus longtemps possible. Il ne savait pas quelle carte jouer, à vrai dire : décontraction, bien que coincée et limitée, le naturel ou le technique sophistiquée ... Hermione semblait un vrai mystère, pour le Serdaigle, et échouer à leur première discussion ne l'enchantait pas. Déjà qu'il était rare, pour l'élève solitaire, d'avoir la chance d'aborder une nouvelle personne, et de faire sa connaissance.

Il osa enfin prononcer, timidement :

"Une lettre, pour tes parents ?"

Il attendit une dizaine de secondes, puis reprit :

"Ah, l'habituelle invitation familiale. J'ai aussi connu ça. Mes parents, des moldus, ne manquent jamais de me demander si je ne veux pas les accompagner à un congrès sur les oiseaux asiatiques, ou africains."

Terry se retourna, nerveusement. Le souffle légèrement saccadé, il s'affaira sur une nouvelle chouette, voulant occuper ses mains, sur lesquelles les exanthèmes enflammés intensifiaient leurs démangeaisons. Puis, il reprit :

"Personnellement, j'ai toujours cédé, devant la détermination de mes parents. Pendant les vacances, Michael part toujours. Du coup, je me retrouve seul. Si c'est pour finir seul, que ce soit à Poudlard ou dans une chambre d'hôtel, devant la télévision, autant faire plaisir à mes parents, tu ne penses pas ? Et puis, on se voit tout de même le soir, après leurs longues séances de débats et de congrès sur l'ornithologie moldue ..."

Terry s'était presque acharné sur sa cible vivante, lui ayant retiré, apparemment, plusieurs plumes involontairement. Comme pour se défendre devant l'avance brutale du Serdaigle, qu'il avait commis contre son gré, la chouette pinça, d'une manière vengeresse, l'index tendu, inoffensif, du Serdaigle.

Lâchant un cri de douleur, Terry se retourna, portant son doigt afin de stopper la légère hémorragie.

Devant l'air mi-intrigué, mi-étonné de Hermione, le visage du Serdaigle se décomposa, fautif.

Il devrait à nouveau s'excuser. Il s'emportait toujours, quand il était angoissé.

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Terry Boot
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Hermione J. Granger
Gryffondor
MessageSujet: Re: Juste un Dilemme [Hermione -Terry]   Sam 29 Déc - 23:23


Hermione n'avait aucune raison de lui dévoiler le pourquoi de sa présence ici mais comme Boot lui avait montré son bon, c'était comme lui rendre la pareille que d'ajouter cela à sa réponse. Et puis, elle espérait au fond d'elle que cela puisse faire guise de début de conversation. Aux premiers abords, ce jeune homme n'avait rien de spécial en lui-même, c'était un garçon comme un autre auprès de ses amis avec qui il devait bien s'amuser. Pourtant, tout humain reste unique et derrière son masque de très bon élève devait se cacher quelque chose de plus profond, certainement. Elle n'avait jamais pris le temps de bien l'observer durant ces trois années passées et peut-être qu'elle aurait l'occasion d'entamer son analyse prochainement. C'était un geste involontaire de sa part mais presque vital de vouloir cerner les gens à cent pour cent pour être plus à l'aise en leur compagnie. C'était ainsi que la petite manifestait son désir de protection vis à vis d'un éventuel danger tel que la trahison. Ayant été un peu plus solitaire qu'accompagné depuis longtemps, il lui était presque aussi nécessaire de respirer que de chercher à tout prix à comprendre les gens qui entraient doucement dans son cercle de relations. Toutefois, rien était joué et Boot resterait sans doute un simple camarade finalement...

Du coin de l'oeil, elle le voyait monter quelques marches en direction des hiboux et des chouettes qui regardaient paisiblement la scène se passer entre les deux sorciers. Il opta pour un grand duc qui venait doucement de sortir de son petit roupillon. Quant à Hermione, elle était toujours bloquée à ses préoccupations, d'autant plus que Boot n'avait pas encore poursuivi la discussion. Peut-être n'avait-il pas entendu ce qu'elle avait dit ? Pourtant, elle avait décelé un sourire de sa part, signe qu'il avait bel et bien entendu. Ne cherchant pas à comprendre plus loin, elle le regarda une dernière fois en train d'attacher son bon à la patte du grand duc tâcheté de noir et de blanc puis se reconcentra sur sa propre lettre. Finalement, elle n'irait pas en France cette année mais elle se promettait de se rattraper... peut-être à Pâques. Il y avait pleins d'autres lieux à visiter que les Alpes et elle espérait que ses parents ne lui tiennent pas rigueur bien longtemps de ce refus dans lequel elle était si désolée. D'un côté, deux semaines lui semblaient bien trop courtes pour en faire des vacances et d'un autre côté, elle n'avait pas envie de quitter Poudlard. Avec l'évènement du Tournoi des Trois Sorciers, cela ne l'étonnerait pas que quelques activités intéressantes soient au rendez-vous pour distraire un peu les étudiants des trois académies de magie. Evitant de ressentir le moindre regret quant à sa décision, elle replia fermement le bout de parchemin et l'a plaça soigneusement dans une enveloppe dont elle colla l'ouverture par magie. Puis, elle monta à son tour quelques marches jusqu'à sélectionner une chouette au plumage d'ébène qui paraissait être d'attaque à affronter le froid d'automne. Ce n'est que lorsqu'elle était sur le point d'attacher le courrier aux pattes de la noble créature que le Serdaigle se décida enfin à lui répondre. Sur le coup, tout lui paraissait bien étrange chez ce garçon qui prenait du temps à apporter son grain de sel à une conversation dont Hermione croyait alors éteinte. Apparemment, l'enveloppe venait d'éveiller à nouveau sa curiosité ou bien lui rappelait qu'elle attendait une réponse de sa part.

C'est ainsi qu'il commença à lui partager son avis sur le sujet ; il devina le sujet qui troublait tant Hermione vis à vis de ses parents. Et maintenant qu'elle y pensait, il était vrai que Terry Boot était un né-moldu tout comme elle. Cela constituait une nouvelle fois un paradoxe entre ces deux élèves pourtant si proches par leur goût prononcé pour les cours et par leur nature de nés-moldus et pourtant, ils ne se fréquentaient même pas. Enfin, il n'aurait jamais pu partager avec elle toutes les aventures du trio qu'elle formait avec Harry et Ron mais il aurait sans doute été possible qu'elle puisse l'aborder comme elle le ferait avec Dean ou Seamus. En plus, elle avait failli être envoyée à Serdaigle si son courage ne prenait pas le dessus sur ses capacités intellectuelles. Si cela s'était produit, il y 'avait des chances qu'elle n'ait jamais chercher à être amis avec les Gryffondor mais qu'elle se serait réfugiée chez des personnes comme Mandy Brocklehurst ou Lisa Turpin ou encore Terry Boot. Cela aurait pu être sympathique, en effet, mais en rien elle ne regrettait la réalité dans laquelle elle vivait. Elle admirait et respectait les couleurs dorées qu'elle portait sur son blason, sur son écharpe ou bien ses gants. Et puis, Gryffondor lui avait été très bénéfique. Cela lui avait apprit à ne pas penser uniquement à ses résultats mais à faire plus attention à des choses plus importantes comme la bravoure, la loyauté et l'amitié. Des notions qu'elle ne comptait nullement trahir maintenant qu'elle les connaissait parfaitement. Quoi qu'il en soit, pour en revenir au sujet, Hermione n'avait jamais fait le premier pas vers les autres nés-moldus et c'était une fois encore sa touche de fille réservée qui en était la cause. Après tout, s'ils restaient soudés ensemble, cela aurait pu devenir une force que même les Serpentard ne pourraient contrer facilement par de stupides répliques cinglantes toujours destinées à leur donner l'impression qu'ils étaient les erreurs de la nature.

« -En fait, mes parents me proposent de faire du ski dans les Alpes, en France. Seulement, je préfère rester à Poudlard avec Harry, Ron et ses frères. Enfin, ce n'est pas que je n'apprécie pas mes parents mais... j'ai tant de choses à faire, des révisions à préparer pendant les vacances de Noël alors... »

Un sourire timide se dessina sur son visage mais il s'effaça rapidement quand elle sentit ses joues rougir sans le vouloir. Elle en avait peut-être trop dit et Boot ne s'intéressait sûrement pas à la vie personnelle de Miss-Je-Sais-Tout, comme les autres l'appelaient. Sur le coup, elle aurait mieux fait de se taire au lieu d'en parler. Cela n'avait rien de captivant et cela prouvait qu'elle n'était pas capable de mener à bien une conversation distrayante. Mais quand il ne s'agissait pas de Harry, Ron, Ginny ou Neville, elle était rapidement à court d'idées et ne savait s'écarter des sujets tels que les cours ou bien les évènements décrits dans les journaux... ou encore sa vie inintéressante au quotidien. Pour oublier cela, elle se hâta de donner de l'élan à la chouette noire posée sur son bras pour qu'elle prenne son envol vers le monde moldu. Doucement, elle observait l'animal se diriger tout droit, en battant de ses jolies ailes et sans jamais se retourner. Bientôt, il devint un point noir qui rétrécissait à chaque seconde avant de disparaître derrière les nuages les plus bas. Enfin, Boot reprit la parole et il ne semblait pas désinsteressé, bien au contraire et au plus grand bonheur d'Hermione qui s'était sentie un peu mal à l'aise.

Alors qu'il continuait de parler de son congrès des oiseaux asiatiques et africains, Hermione le surprit en train de caresser une autre chouette, comme pour évacuer le stress évident qu'il manifestait rien qu'à travers son visage rougi. Mais ce n'était pas ce qui l'a préoccupait. Elle pensait que les parents du bleu et bronze devaient être parfaits parents, aimant instruire leur enfant à des choses culturelles qui pourraient lui servir plus tard. A Hermione, on ne lui avait jamais enlevé ses livres même si parfois, elle abusait un peu de passer ses journées là-dessus sans adresser un seul mot à son père ou à sa mère.

« - Oui, dans ces cas-là, le mieux est de profiter un peu de ta famille et c'est aussi une occasion de pouvoir changer un peu d'air. »

Mais juste après qu'elle lui ait répondu ceci, le jeune sorcier poussa un cri de douleur qui manqua de faire sursauter la lionne dont les yeux s'étaient écarquillés. Le coeur un peu battant, elle cherchait la source de ce mal et elle se souvint que le Serdaigle avait caressé cette chouette. Une goutte de sang apparut sur le teint pâle qui dotait son index et même si ce n'était pas bien grave, elle avait le don d'alerter la petite Granger qui eut le réflexe soudain d'ouvrir son sac à bandoulière et de fouiller dans les poches intérieures à la recherche d'une pommade qu'elle transportait toujours sur elle, surtout en sachant qu'elle avait cours de Soins aux Créatures le vendredi matin et qu'on était jamais trop sûrs de ce qui pouvait arriver là-bas. Elle était sur le point d'ouvrir la pommade quand elle eut ensuite un léger mouvement de recul. Ce ne serait pas elle qui lui appliquerait, n'est-ce pas ? Ce n'était pas qu'elle n'appréciait pas le contact physique mais l'idée de jouer les infirmières lui paraissait bien étrange.

« - Tiens, essaie cela, c'est à base d'aloe vera et d'autres plantes utilisées pour les brûlures, les cicatrices et les petites plaies. Une version sorcière de Cicatryl, si on veut. » dit-elle en ponctuant sa dernière phrase d'un petit rire, amusée de sa propre référence moldue.

Bon, ce n'était certainement pas drôle mais au moins, elle aura essayer de détendre un peu l'atmosphère. Parfois, elle rêvait d'avoir un sens de l'humour à la Weasley mais sans non plus dépasser les limites.

Quoi qu'il en soit, elle lui tendit alors la petite boîte.






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Terry Boot
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MessageSujet: Re: Juste un Dilemme [Hermione -Terry]   Lun 31 Déc - 9:31



"En fait, mes parents me proposent de faire du ski dans les Alpes, en France. Seulement, je préfère rester à Poudlard avec Harry, Ron et ses frères. Enfin, ce n'est pas que je n'apprécie pas mes parents mais... j'ai tant de choses à faire, des révisions à préparer pendant les vacances de Noël alors..."

Terry, suçant toujours son doigt meurtri, goûtant à la saveur nauséabonde du liquide rouge qui se déversait en petite quantité le long de son index. Cependant, malgré la sensation infecte qui annexait l'ensemble de ses papilles gustatives, Terry ne put s'empêcher d'afficher un air surpris, presque médusé. Avait-il bien compris ? Hermione, celle avec qui il partageait une émulation redoutable, lui annonçait elle aussi ses problèmes ? Elle ?

A vrai dire, le Serdaigle se sentait idiot d'avoir ainsi songé, l'espace d'un instant, que son interlocutrice ne connaissait aucun problème ... Elle était humaine, après tout ! Elle pouvait aussi affronter de petits litiges, des remises en question ou des doutes. Elle était comme lui, après tout ! Tout simplement une excellente élève, impliquée et appliquée dans son travail. Rien de plus, en plus d'être charmante ...

Terry balaya mentalement les idées, tentatrices, qui arrivaient, portées par des vagues successives, dans une annexion tiède, maîtrisant peu à peu ses membres. Affaibli par les nombreux fourmillements, il revint à la réalité incisive, bien moins confortable que ses songes trop ... déplacés.

Il luttait contre une communion de l'ensemble de ses sens, une émulsion interne de tous ses sentiments, bouillant de joie de vivre, et d'amour, en observant le visage de Hermione. Enfin, il n'était pas réellement sûr qu'il s'agît ainsi d'un sentiment amoureux, mais du moins très fort, au point de cogner son coeur contre les parois de sa cage thoracique. Si l'Amour, c'était ça, alors Terry trouvait ça agréable. En toute objectivité.

Pour en revenir au discours de Hermione, Terry comprenait tout. Totalement tout. Il était aussi Né-Moldu, après tout ! Ses parents lui avaient aussi posé de cruels dilemmes, des choix cornéliens aux conséquences énormes et à la portée longue. C'était presque un passage rituel, pour les élèves de Poudlard, descendants directs d'une lignée moldue.

Elle approuva finalement la perception des faits du Serdaigle, qui préférait parfois quitter Poudlard pour quelques temps, au lieu de rester seul, isolé du contact humain. Seulement, c'était juste différent au fond. Une chambre neutre d'un hôtel de classe moyenne, le bruit d'un téléviseur qui présente les chaînes gratuites, et Terry, vautré sur le lit, dans sa chambre, attendant que le temps passe. La chambre, exceptée la présence du sorcier, était déserte, les parents de l'élève sérieux s'étant absentés à une énième et interminable conférence regroupant les plus grands ornithologues, conférences auxquelles Terry n'aimait pas se rendre. Les oiseaux, ça n'était pas réellement son dada.

Suçant toujours activement son doigt, la petite blessure ne se refermant pas, Terry se sentit observé, un petit moment. Devant lui, une Hermione perplexe le regardait, comme s'il eût contracté la plus grave maladie de la Terre. Légèrement intrigué, il fixa la Gryffondor qui, plongée dans son sac, recherchait rigoureusement quelque chose, que Terry ne pouvait deviner. Puis, apercevant déjà le tube de crème qui pointait le bout de son nez hors du sac en bandoulière, le Serdaigle voulut rapidement répliquer, prétendant que la blessure était suffisamment superficielle pour qu'elle soit négligeable. Seulement, Hermione fut encore une fois plus rapide, expliquant :

"Tiens, essaie cela, c'est à base d'aloe vera et d'autres plantes utilisées pour les brûlures, les cicatrices et les petites plaies. Une version sorcière de Cicatryl, si on veut."

Terry ne put s'empêcher d'étirer, sur son visage aux joues creusées, un large sourire, amusé. La simple anecdote moldue suffisait à le distraire, tant il n'était pas habitué à en entendre dans Poudlard.

Seulement, il ne s'était pas douté, loin de là même, que le sourire évoluerait finalement en un rire nerveux, discret et indomptable, le coupant littéralement la respiration. Agité nerveusement par le rictus saccadé, Terry tentait vainement d'expliquer la raison de son fou rire, murmurant :

"Dé ... désolé ! C'est ... c'est les ne ... nerfs !"

Le simple fait d'avoir prononcé cette explication amplifia encore davantage son rire. Maintenant plié sous l'influence de sa respiration irrégulière, il demanda finalement, n'en pouvant plus :

"Gi ... gifle moi, pa ... par piti ... pitié !"

Il se redressa du mieux qu'il put, pensant qu'il avait été touché par un Rictusempra. Cette éventualité l'avait ainsi saisi, soudainement. Seulement, c'était impossible. Il n'y avait personne d'autre autour d'eux, et il n'y avait eu aucun sort ! C'était donc bel et bien un échauffement nerveux, et non pas les effets de quelques sortilèges.

Tendant sa joue droite, fermant les yeux, Terry, toujours secoué par son rictus, attendait le soufflet de son interlocutrice, impatient de mettre un terme à sa crise nerveuse ...

Il ne voulait pas paraître fou, après tout.

Fiche par ©Yuki Shuhime, ne pas reproduire




Terry Boot
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MessageSujet: Re: Juste un Dilemme [Hermione -Terry]   Lun 31 Déc - 13:20


Durant quelques instants, elle sentit le regard de Boot s'attarder un peu sur elle, comme si les rôles avaient changé et que ce n'était plus elle qui observait mais lui qui l'analysait. C'était assez troublant et bien vite, elle préféra reporter ses yeux sur le large sourire qui se dessinait sur les lèvres du garçon, visiblement amusée par sa petite référence dont elle n'était pas tellement fière. On reprochait parfois à Hermione de manquer de sens de l'humour, notamment quand il s'agissait de farces auxquelles tout le monde riait mais qu'elle ne trouvait absolument pas drôle puisque la puérilité si évidente dans certains actes lui paraissait trop pitoyable pour en rire. Et bien au contraire, plus c'était pitoyable et plus cela incitait les autres à prendre part à la plaisanterie.

Toutefois, elle trouvait en Terry Boot une personne dont les idées se joignaient aux siennes sans problèmes et elle devinait bien qu'il n'était pas le genre d'élève à vouloir avoir raison et à imposer ses principes en dehors des cours. Elle ne le connaissait pas plus que cela mais elle pouvait supposait qu'en ce qui concernait les devoirs et la théorie vue en classe, il devait tout de même avoir une certaine confiance en lui qui le menait à avancer avec sureté tout ce qu'il savait. Il était comme Hermione de ce côté sauf que la née-moldue, bien qu'elle ne s'en rende pas forcément compte, avait ce côté orgueilleux qui faisait d'elle une fille cherchant à avoir raison dans beaucoup de domaines, même quand elle avait tort. Elle parvenait à se remettre en question grâce à son scepticissme mais parfois, ce n'était pas une chose évidente. Après tout, sa psychologie reposait sur ce besoin de sécurité qu'elle trouvait dans les études et dans le seul savoir qu'elle se cultivait et dans le pouvoir d'avoir raison. Mais tout miser sur l'école était aussi quelque chose à double tranchant ; si parfois, cela lui procurait une grande satisfaction de pouvoir obtenir les meilleurs résultats, elle risquait tout aussi bien de perdre sa confiance en elle facilement et pour tout dire, cela lui arrivait fréquemment.

Assez fréquemment pour qu'à cet instant, quand Boot entra dans un fou rire, elle se demanda si elle avait dit quelque chose de stupide ou si elle avait quelque chose sur le visage qui pouvait lui susciter des moqueries. Elle ne pensait pas que c'était le genre du Serdaigle de lâcher des quolibets ou de ricaner méchamment mais elle ne pouvait repousser ces pensées sur le coup. Et puis ce fou rire sembla finalement être nerveux, au plus grand soulagement de la Gryffondor qui se demandait néanmoins pourquoi ses nerfs se mettaient à se chambouler d'un coup. Peut-être souffrait-il d'un trouble psychologique ou bien on lui avait jeté un sort de confusion ou un Rictusempra un peu plus tôt dans la matinée ? Cette explication lui semblait peu probable puisque les effets auraient se manifester bien avant. Il aurait, par exemple, dû louper une marche, tomber au sol ou bien... enfin, il était vrai qu'il avait agit bizarrement en caressant si brusquement cette chouette. D'ailleurs, sa plaie ouverte laissait toujours échapper quelques gouttes de sang que les volatiles observaient avec attention. Heureusement que ces créatures n'étaient pas carnivores sinon Dieu sait ce qui aurait pu lui arriver.

Hermione tenait toujours sa pommade en main et elle était bien trop absorbée par les paroles du garçon pour vouloir utiliser cette crème. Et puis, elle n'osait pas. C'était un spectacle assez étrange dans lequel la jeune fille se sentait terriblement mal à l'aise et ignorait comment agir. Elle pouvait toujours le calmer mais cela équivaudrait à devoir le toucher et elle se demandait s'il n'allait pas la repousser pour n'importe quelle raison. Après tout, ils ne se connaissaient pas et elle n'avait aucune idée de ce qu'il pouvait penser d'elle, surtout quand elle savait que la plupart de ses camarades la trouvait désagréable. Enfin, quand il lui supplia de bien vouloir le gifler pour arrêter ce fou rire incessant et qui le rongeait de plus en plus, elle finit par bouger la tête, en un hochement négatif et toujours en gardant les yeux écarquillés sans se soucier de la poussière qui lui chatouillait la cornée.

« - Non, non, je ne vais tout de même pas te gifler ! » dit-elle sur un air presque outré.

Elle finit par s'approcher de lui non sans effectuer un pas hésitant et finalement, elle chercha sa baguette dans la poche intérieure de son manteau. Il était possible de lui lancer un sortilège d'Allégresse pour le mettre un peu dans les vapes durant quelques secondes et le faire sentir à l'aise ou bien utiliser un autre sort pour que sa nervosité ne disparaisse. Toutefois, elle renonça étrangement à cette idée et pour une raison qui lui échappait, elle décida de s'en remettre à des méthodes plus naturelles ou du moins, plus humaines. Elle s'approcha encore de lui, et elle se sentit entourée d'une mystérieuse chaleur qui n'était sans doute pas dûe à ses habits même si elle se forçait à le croire. En sentant son rythme cardiaque augmenter, elle interpréta ceci comme étant de l'inquiétude de le voir dans cet état même si en réalité, elle se forçait une fois de plus à le croire.

Doucement, elle posa ses doigts, puis sa main et enfin son avant bras sur le dos du garçon et exerça une légère pression en le lui caressant de haut en bas puis de bas en haut. Cela créa ainsi une autre chaleur, fruit de leur tout premier contact physique. Maintenant plus proche que jamais du Serdaigle, elle rougit encore plus et lui trouva un petit plus qu'elle ne saurait expliqué et auquel elle n'avait jamais prêté attention auparavant. Durant une fraction de seconde, une image plutôt troublante s'était formée dans une des aires cérébrales de son système nerveux et elle la chassa bien rapidement en quittant la joue de Boot du regard. Comment avait-elle pu imaginer pouvoir rapprocher ses lèvres de... ? Discrètement, elle cligna les yeux plusieurs fois et établit dans sa tête une liste bien rapide de différents adjectifs péjoratifs qu'elle s'attribua à elle-même.

« - Euh... Ca va mieux ? Il faudrait vraiment s'occuper de ton doigt car cela pourrait s'infecter. » dit-elle avec mal aise.

Se rendant compte qu'elle lui touchait toujours le dos, comme une fille le ferait pour son ami, elle enleva ensuite sa main de Boot en estimant que la scène était assez étrange comme cela. Et puis, elle ressentait de drôles de sensations au ventre qui ne lui disaient rien qui vaille. Soit, elle lui tendit de nouveau le tube de pommade et s'efforça de regarder un moyen-duc à sa droite qui l'observait aussi de ses yeux chocolats. Cependant, au fil des secondes passées, le silence se fit de plus en plus pesant et la rouge et or se voyait dans l'obligation de devoir le rompre pour ne pas rendre la situation encore plus délicate.

« - Et, ce genre de choses t'arrive souvent ? » termina t-elle en tentant de prendre un air plus naturel.






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