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"Un et un, deux ... Deux et deux, quatre ... Quatre et quatre, huit ..."

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Terry Boot
Serdaigle
MessageSujet: "Un et un, deux ... Deux et deux, quatre ... Quatre et quatre, huit ..."   Jeu 3 Jan - 19:26

"Un et un, deux ... Deux et deux, quatre ... Quatre et quatre, huit ..."
15 Octobre 1994



Terry rangea furtivement son livre dans son sac à bandoulière, exceptionnellement plus léger et moins gonflé qu'habituellement. Enfilant son bras ténu autour de la sangle en cuir, il se releva finalement de sa chaise, la rangea silencieusement, vérifiant autour de lui s'il ne dérangeait personne dans son travail. Heureusement, si on exceptait la présence des deux élèves et celle de la bibliothécaire, la pièce calfeutrée et filtrée par les épais ouvrages était déserte.

Hermione s'exécuta rapidement, et avait déjà traversé la moitié de la pièce, lorsque Terry avait à peine entamé sa marche. Le ton était donné : il fallait suivre le rythme de Hermione. Au fond, ça ne dérangeait pas tellement le Serdaigle, étant donné qu'il était aussi vif d'esprit et aussi mobilisé que la Gryffondor. Cependant, l'élève ne dépasse rarement le maître, et il en était ici un exemple parfait. Le duo traversait rapidement, au moyen de longues enjambées rapides et successives, les couloirs pierreux et froids de Poudlard. Pas un chat à fouetter, pas de fantômes ni d'esprit. Une école déserte.

Seulement, Terry n'attribuait aucune intention aux couloirs. Un autre phénomène l'inquiétait bien davantage : le silence. L'absence de tous sons frappait violemment ses tympans, dans lesquelles des acouphènes intenses entravaient leur perception. Etourdi, dissipé, Terry suivait l'ébauche fine de la Gryffondor qui se hâtait devant lui, avec une grâce et une application presque divines. Etrange sensation. Les marches se succédaient, les pas se heurtaient durement sur le carrelage en marbre, les ombres défilaient aux côtés des lueurs des chandelles. Mais toujours aucun mot, aucun partage.

Et pourtant, Merlin savait ô combien Terry voulait ainsi prendre la parole, amuser ou échanger avec sa coéquipière. Seulement, l'extrême Timidité qui le menaçait jour après jour le tiraillait encore et toujours, cruellement, inhibant son désir compulsif de tourmenter quelques élèves modèles, discrets et à l'écart. Tout le genre du Serdaigle.

Par où commencer ? Que dire ? Que faire ? Terry était perdu, assailli par les nombreuses interrogations qui survenaient en rafale, en intervalle régulier, comme s'ils s'affichaient machinalement sur l'écran de contrôle d'un sous-marin britannique, tâche fluorescente sur un écran vert criard. Il lui semblait même que la petite alerte stridente se répétait, interminablement, pareil à un diapason qui accorde les instruments d'un orchestre symphonique.

La porte donnant sur la Salle d'Arithmancie se matérialisait à l'horizon, et toujours rien. Seules les respirations discrètes, soufflées doucement, apportaient un léger bruissement sonore, une monotonie que le Serdaigle désirait briser courageusement. Mais la bruit sec de la clenche en assura bien la fonction.

Les deux élèves entrèrent dans la salle de classe, aux aguets. S'il voulait trouver tous les indices, et ainsi parvenir à la fin de la mission, ils devaient s'attarder à enregistrer tous les détails qui pourraient leur être utiles.

La première sensation du Serdaigle aura été la déception. C'était évident : que pouvaient-ils conclure, en apercevant un tableau vierge, des tables vides et une salle déserte ? Mauvais choix, déduction infondée et erronée. Il ne suffisait plus que de revenir à la case départ, et de tout recommencer ...
Mais évidemment, la persévérance, bien que candide, s'en mêla, et fort heureusement d'ailleurs.

Alors que la lionne se déporta un peu plus à droit, Terry ne put qu'envisager que l'indice était caché. Aussi, il extirpa rapidement sa baguette en bois de cerisier, pour enfin lancer, au milieu des tables relativement alignées, baguette brandie :

"Accio indice !"

Terry pouvait bien se demander par quelles pulsions soudaines il s'était ainsi exclamé, pensant naïvement qu'un petit bout de papier allait surgir de nulle part, et se poser gentiment dans sa main. Il s'était trompé.

Les joues rougissantes, qui commençaient d'ailleurs à devenir plus que cramoisies, Terry sentit le regard intrigué, amusé et presque moqueur de sa camarade se poser sur lui, transperçant son épiderme. Il s'était littéralement ridiculisé, et lamentablement. Gêné, mal à l'aise, il ne put que se retirer, et se planta devant l'une des vitres immaculées de la salle, à travers lesquelles un faible faisceau lumineux passait, illuminant qu'une partie de la pièce.

Cette journée commençait bien, en toute ironie, pour le Serdaigle. Lui qui se réjouissait de cette journée, qu'il allait passer en compagnie de Hermione ! Ce serait sûrement la dernière qu'il mériterait de passer en sa compagnie, vu les idées qu'il pouvait à présent se faire de lui : coincé, puéril et susceptible. Un beau panaché, assurément.

Ses yeux noisettes parcouraient l'immensité bigarrée, qui entourait l'enceinte du château. Frustré, ses globes oculaires s'embuaient, gagnés par une soudaine humidité. Tremblant, il resta là.

Seulement, il voyait clairement qu'un point grossissait à vue d'oeil, objet qu'il ne pouvait identifier. Etait-ce lui, ou son regard flou qui lui faisait défaut ? Bonne question.

Le poids lilliputien d'une masse capillaire étrangère glissait sur ses épaules. Les cheveux ondoyants de la meilleurs élève de l'école parcourait le cou du Serdaigle. Il pouvait sentir son souffle, le moindre de ses gestes, voire même son rythme cardiaque. Mais à quoi jouait-elle ? Etait-ce au moins réel, ou s'agissait-il simplement d'une illusion ?

Terry se rendit à peine compte qu'il avait fermé les yeux, sans même s'en rendre compte. Et, à son plus grand effroi, il vit la masse chimérique s'approcher de plus en plus dangereusement des vitraux, et à une vitesse considérable. La fixant, il voyait que sa vitesse ne faiblissait pas, malgré l'influence du vent, ou même de l'approche d'un obstacle. Enfin, il sentit le bras de la Gryffondor sous ses doigts. L'ayant cherché, il la tira brusquement vers lui, se déportant, et criant :

"Recule !"

Il la plaqua finalement contre un meuble voisin, se retourna, et entendit finalement la détonation significative de l'impact. Couvrant du mieux qu'il put le corps de Hermione avant le sien, il se retourna finalement, et lâcha nerveusement :

"Mais c'est quoi, ça ?"

Il écarquilla finalement les yeux, surpris.

Fiche par ©Yuki Shuhime, ne pas reproduire




Terry Boot
Quatrième Année
Serdaigle
"Il n'existe aucune homme cultivé ; il n'existe que des hommes qui se cultivent"
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Hermione J. Granger
Gryffondor
MessageSujet: Re: "Un et un, deux ... Deux et deux, quatre ... Quatre et quatre, huit ..."   Sam 23 Mar - 19:15


Durant tout le trajet menant au cinquième étage, Hermione était perdue dans ses pensées qui ne traitait que de l’épreuve de la Citrouille. Elle prévoyait déjà pleins d’énigmes les plus complexes les unes que les autres et elle s’attendait déjà à revenir sur ses pas pour prendre un livre adéquat aux différentes situations dont elle devrait faire face en compagnie de Terry. Elle en avait même oublié cette histoire de rumeurs sur eux-deux tellement son but était plus de résoudre les énigmes plutôt que de savoir quelles rumeurs allaient être diffusées s’ils échouaient. Et puis, de toute manière, elle ne voyait pas ce qu’on pourrait très bien dire sur elle et Terry. Ils ne se parlaient pratiquement pas, en dehors des cours, alors qui croiraient qu’il puisse exister un lien entre ces deux personnes ? Cette question demeurait inextricable dans son esprit et pourtant, cela lui suscitait de vieux souvenirs de films et séries moldus où les scénarios étaient souvent tirés par les cheveux. Mais l’existence même de Poudlard était tirée par les cheveux si on raisonnait de cette façon. Et si on allait lancer la rumeur qu’ils étaient demi frère et demi soeur caché ? Ils ne se ressemblaient pas physiquement mais leurs origines moldues auraient de quoi faire douter les plus idiots. Ou alors, on pourrait très bien vouloir faire croire qu’ils sortaient ensemble en cachette ?

A cette idée, Hermione baissa radicalement la tête et préféra regarder le sol tout en avançant vers sa destination. Il était hors de question que quiconque sur son passage ne remarque qu’elle avait pris une teinte très rosée. Pour oublier la bêtise qu’elle avait pu imaginer dans sa tête, elle se dit tout simplement que Dumbledore ne balancerait jamais de telles sottises. Une fois parvenue jusqu’au pas de la porte, Hermione observa deux fois les alentours comme pour s ‘assurer qu’on ne la suivait pas. Et comme elle l’avait deviné, tout était désert dans cette partie du château . Cela ne l’étonnait pas tant que cela puisque les élèves devaient profiter du soleil au parc. Après tout, on était en automne et il était donc rare qu’il fasse beau. Sans s’attarder dans ce corridor, elle clicha la lourde porte et l’ouvrit lentement. La différence de température était flagrante ; qu’est-ce qu’il faisait froid pour une simple salle de cours... sans doute à cause de ces fenêtres ouvertes qui laissaient entrer les courants d’air. Mais au lieu d’envisager de les refermer, elle balaya l’endroit du regard à la recherche de quelque chose qui répondrait à ses questions. Toutefois, il était tellement évident que le prochain indice ne serait pas visible du premier coup d’oeil sinon ce serait prendre nos quatrièmes années pour des gamins de neuf ans. Hermione commença sa propre expédition en inspectant le bureau du professeur Vector. En temps normal, elle ne trouverait pas cela convenable de fouiller les affaires des autres mais dans ce genre de circonstances, elle supposait qu’elle en avait le droit.

En tirant un tiroir, elle fut face à des copies de devoirs non corrigées des cinquième années ainsi qu’à trois plumes et un petit ouvrage portant sur la numérologie divinatoire. Curieuse, elle feuilleta les pages en espérant trouver quelque chose qui ressemblerait à une équation. Malheureusement, il n’y avait rien de bien remarquable et à peine ferma t-elle le livre pour le ranger, elle entendit Terry prononcer l’incantation d’un Accio. Evidemment, cela n’aurait pas été très logique que l’indice puisse être facilement trouvé de la sorte. Sur le coup, le jeune homme devait se sentir un peu stupide d’avoir fait cette tentative presque désespéremment mais Hermione se disait qu’au moins, ils étaient désormais certains que leur baguette respective ne leur serait pas d’un grand secours. Comme pour le rassurer, elle lui fit un mince sourire compatissant.

Le voyant rougir, elle eut une drôle envie... qu’elle chassa immédiatement. Détournant son regard comme si elle avait été contaminée par la gène de son camarade, elle retourna à son exploration. Au passage, elle jeta un bref coup d’oeil aux extérieurs par le biais des fenêtres. Il faisait tellement beau pour une journée d’automne. Harry et Ron étaient sûrement en train de roupiller sur l’herbe fraîche du parc ou en compagnie d’Hagrid dans sa cabane. Mais pour autant, Hermione préférait rester ici en compagnie du Serdaigle. C’était étrange comme sensation. Peut-être l’appréciait-elle au point de le considérer comme un très bon ami ? Oui... c’était peut-être cela. Elle ne se souvenait pas d’avoir ressenti la même chose pour ses meilleurs amis mais peut-être avait-elle oublié ces ressentis en tant que première année. Une petite voix lui disait pourtant qu’on oubliait jamais ce genre de sentiments et qu’il y avait quelque chose en Terry qui... l’attirait. Mais elle le refoulait puisqu’elle se refusait à l’avouer. Et puis, si ça se trouve, ce n’était que cette relation intellectuelle qui lui plaisait et rien d’autre ? Oui, sûrement... enfin, du moins, c’était ce que sa conscience s’efforçait de croire.

Quittant l’extérieur du château du regard, elle promena son regard sur la trentaine de tables et de chaises d’élèves qui étaient parfaitement disposées d’une manière symétrique. La plupart des tables étaient d’ailleurs vides mais l’une d’entre elle portait un parchemin blanc maladroitement laissé par ici. Comment avaient-ils pu ne pas l’apercevoir plus tôt, en entrant dans la salle ? La lionne était sur le point de se ruer dessus en passant à quelques centimètres de Terry quand soudain, une chose l’alerta. Une chose noire... une sorte de gros projectile était sur le point de leur foncer dessus et le jeune garçon avait aussi dû le remarquer puisqu’il tira Hermione brusquement avant de lui ordonner de se reculer. Perturbée par cette chose dont se dessinaient petit à petit de gros yeux jaunes, elle se laissa entraîner par son camarade. Sa main était chaude et tellement agréable au toucher. Hermione n’avait même pas envie de s’en séparer.

Non mais à quoi pensait-elle ?! C’était ridicule. Pourtant la suite n’arrangea pas les choses puisque Terry la plaqua brusquement contre un meuble à proximité et quand bien même le choc lui fit un peu mal, la Gryffondor oublia immédiatement cette douleur. En effet, elle ne voyait plus le décor de la salle d’Arithmancie mais ne pouvait qu’observer le corps du Serdaigle quasiment contre le sien en guise de bouclier contre la chose noire qui leur avait foncé dessus. Le coeur battant, la demoiselle était à la fois effrayée et mêlée d’un drôle de sentiment. Le visage livide, elle ne sut que faire et seul l’immobilisation d’elle-même lui semblait être la meilleure solution. Habituellement, elle aurait pris sa baguette et aurait fait quelque chose mais là... elle mit même de longues secondes à comprendre qu’on lui avait posée une question. Finalement, elle leva enfin la tête et aperçut la chose noire qui flottait, ou plutôt volait, au-dessus d’eux en les fixant d’un air menaçant. C’était un hibou. Pourtant, les hiboux n’étaient pas connus pour être aussi violents alors qu’il n’y avait pas raison de l’être. Le hibou fonça de nouveau vers eux mais il manqua sa cible et vint frapper le bas d’un autre meuble avant de reprendre son envol, visiblement un peu sonné.

« - Ce hibou est totalement confus. Il faut faire quelque chose ! » répondit Hermione, toute aussi surprise que son partenaire.

Elle parvint à se soustraire de la protection que lui offrait Terry et elle tira vivement sa baguette magique hors de sa robe de sorcière. Le hibou volait en zigzag, comme si on l’avait soumis à un Confundo. Pointant bien son arme en direction de l’animal qui se blessait avec un lustre, elle articula distinctement :

« - Immobilius ! »

Un filet de lumière bleu entoura la pointe de la brindille avant de se jeter, comme un éclair, sur sa cible. Aussitôt, le hibou se raidit presque et s’immobilisa dans les airs. Ses yeux demeuraient ouverts et Hermione frissona en sachant que c’était elle qu’il fixait d’un air toujours aussi menaçant. Quand le sortilège prendrait fin, l’animal pourrait certainement reprendre son envol en toute tranquillité. Hermione fit quelques pas en avant en ne lâchant pas la bête du regard.

« - C’est vraiment étrange... qu’est-ce qui a bien pu lui arriver ? »

Soit, il était malade ou soit on lui avait jeter un sort. Mais quoi qu’il en soit, ce qu’elle se demandait le plus, c’était si tout cela était une coïncidence ou non ? Baissant les yeux vers Terry qui se remettait doucement de cette expérience, elle n’oublia pas qu’il l’avait protégée.

« - Euh, quoi qu’il en soit... Je te remercie. De m’avoir sauvée. » dit-elle avec hésitations et en rougissant.

Son regard ne tarda pas à croiser celui de Terry et bien qu’envoûtée par les yeux de ce dernier, elle se résoud à s’occuper du parchemin qu’elle venait de trouver auprès d’une table. Elle le saisit doucement et le déroula. Il s’agissait d’une équation qui lui paraissait très familière, sauf que des éléments manquaient.

« - Il y a une équation sur ce parchemin. Si je me souviens bien, il s’agit de la même sauf que l’on a ôté les lettres a, b, c ainsi que delta. A, B,C,Delta... Cela te fait penser à un lieu ? Personnellement, j’aurais songé à la bibliothèque mais c’est une conclusion beaucoup trop hâtive. »

Comme à son habitude lorsqu’elle était sceptique, elle se mordit la lèvre.
Indice : http://www.servimg.com/u/f10/15/15/47/52/sans_t10.png

Fiche par ©Yuki Shuhime, ne pas reproduire






« J'espère que vous êtes contents de vous. On aurait pu se faire tuer, ou pire, être renvoyés. »
 

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